LB CONGO BELGE
On a défini jadis la forêt congolaise « un cimetière d'ivoire et une mine de caoutchouc ». Sur le cours du Congo de nombreuses stations concentrent ces matières et les expédient en Europe ; les principales sont la capitale administrative de Borna et le port maritime deMatadisur l'estuaire du Congo, Léopoldville sur le Stanley Pool, Nouvelle-A nvers QiStanleyville sur le Con go moyen , Nyangoué sur le Congo supérieur.
Aujourd'hui la chasse intensive des éléphants a rendu l'ivoire moins abondant, et la concurrence des caoutchoucs de plantation (Extrême-Orient) a fortement diminué la valeur du caoutchouc congolais. En revanche le palmier à huile donne des oléagineux de plus en plus recherchés, la gomme copal et le cacao sont en progrès marqués. Au S de la forêt, l'exploitation des mines du Katanga {cuivre^ étain, fer, charbon) se développe rapidement autour di'Elisabethville, fondée en 1910, et de Kambove. L'or et les diamants se trouvent également dans divers autres districts.
Pour assurer la liaison entre les grands biefs navigables du CongOj les Belges ont construit plusieurs voies ferrées qui permettent de tourner les chutes et les rapides : l'une (400 km) va de Matadi à Léopodville, une autre (300 km) de Stanleyvilleà Ponthierville, une troisième de Kindou à la Loukouga, avec embranchement sur le Tanganika (Albertville). Ainsi une voie mi- fluviale mi- ferrée de près de 4.000 km (dont plus de 2.000 km de voies ferrées) permet de pénétrer jusqu'au cœur de l'Afrique, jusqu'à la région des Grands Lacs, jusqu'à la région minière du Katanga.
Mais les produits de la très riche région du Katanga risquent d'échapper aux Belges par l'achèvement des chemins de fer de 1 Est Africain {Dar es Salam au Tanganika), de la Rhodésia {embranchemeyit .de la ligne de Beira sur Elisabethville et Boukama) et de l'Angola (projet d'une ligne partant de l'excellent port atlantique de Lobito). « Ce sont surtout les étrangers qui se préoccupent de l'important débouché qu'offre au commerce le Katanga. Américains, Anglais, Africains du Sud et Japonais ne
négligent aucun effort pour approvisionner ce marché » (Camille Martin, 1920).
La mise en exploitation des voies navigables et ferrées a eu pour résultat V augmentation du commerce du Congo belge, qui dépassait avant la guerre 100 millions de fr., alors que celui du Congo français n'atteignait guère qu'une soixantaine de millions. La prospérité du Congo belge est donc indéniable.
OUVRAGES A CONSULTER Ouvrages généraux, p. 18.
Belgique.
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Clerget. La Production et le Commerce du Congo belge (La G., 1913).
QUESTIONS A ÉTUDIER
Anvers : le passé, le présent, l'avenir.
Le développement économique des Pays-Bas cuinpaiL- a celui de la Belgique.
Le développement économique du Congo belge comparé à ctlùi du Congo français.
Le Congo, étude de fleuve.