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CHAPITRE XIÏ

POPULATION, DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE

La itopnlffl ion aJlett^ando, — Inégalement distribuée, la population allemande '55 millions d'bab. ; densité: 120; s"est accrue rapidement par une très forte natalité; une cinquantaine de villes dépassent 100. 000 hajltants.

Lea fJtfttH (le VAlletUftffn^- — L'Empire [Reich Allemand 45Ô.O0O km- est une République qui groupe 18 Pays, parmi lesquels la Prusse est de beaucoup le plus considérable.

AffriciiltUfG. — L'agriculture a amélioré le sol par lapplication de méthodes scientifiques qui l'ont endettée : la pomiue de terre etla betterave à sucre sont sas principaux produits. L élevage du gros bétail et des porcs est fioiissant.

Imltisti'ie. — La présence de la houille et des minerais (fer, zinc) a donné un vif élan aux industries métallurgique, chimique et textile.

Vaiesi (le conitniiiiication et ports. — La « construction » des fleuves la coordination des voies navigables et ferrées ont favorisé lessor des ports fKiviaux et maritimes {Ha.m'j0urg, Brème ; la marine marcliande allemande était avant ia guerre la 3' du monde.

C'onimfircf*. — Le chiffre commercial plus de 25 milliaixlsj était en 1913 le second du .monde ; les importations matières premières, produits alimentaires) dépassaient les exportations (objets fabriqués]. Les principaux cori-espondants commerciaux étaient la Russie, la G-ran.ie-Bretagne, les Etats-Unis et l'Autriche Hongrie.

Émiffration. - Au début du XX siècle, l'émigration allemande était devenue insignifiante (30 OCO par an ; elle se portait moins vers les colonies allemandes, toutes tr-opicales et aujourd'hui disparues, que vers les Etats-Unis, le Brésil et autres pays d'Amérique.

L(i puissance alJenntttde. — La guerre voulue par l'Aile, magne a presque anéanti sa puissance r/iilitaire et navale, qui était de premier ordi'e, mais sa puissance industrielle et commercial© ne tardei-a pas à renaître.

1. — La popniafioii aileiuaude. — Le recensement de 4910 avait" dénombré en Allemagne près de 65 millions d'habitants (France : 40 millions^. Les pertes de la guerre

elle Traité DE Versailles (1919) ont dû réduire la population allemande à 55 millions d'âmes environ.

Depuis 1870, la population de V Allemugne s' était accrue avec une grande rapidité, tandis que celle de la France restait à peu près stalionnaire [flg. p. 222); « un des secrets de la fortune de l'Allemagne, c'est qu'elle fabrique non seulement des produits, mais aussi des producteurs : elle est une pépinière d'hommes» (Auerbach). Pendant la période décennale 1900-1910, l'Allemagne s'était accrue de 8.500.000 hommes, et la France de 630.000 seulement.

1866 1871 1876 1881 188G 1891 1896 1301 130S 1911 70 mJ 1 1 1 1 1 1 1 \ C 30 m

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Fig. 72. — Croissance comparée de la population allemande et de la population française, de 1866 à i91i.

De I80O à 1900, l'accroissement de la population allemande, dû sut"tout à une forte natalilé, a été supérieur à celui de tous les grands Etats européens, sauf la Russie. Bien que la natalité allemande ait une tendance à diminuer rapidement, comme celle de tous les pays civilisés (elle dépassait 40 p. 1000 vers 1875, et n'atteignait plus :->0 en 1913), l'avance prise par l'Allemagne lui assure pendant longtemps encore un accfoissement régulier de population.

En 1913, la densité de la population allemande ressortait à 123 hab. au km-, contre 74 en France <^' ^'- r^^ur

l'ensemble de l'Europe. Elle est d'ailleurs très inégalement répartie entre les dwerses parties de V Empire.

Sur une carte de la répartition de la population {pg. p. 223) se md^qwe^nià^nfi zones de forte densité : i^ÏQs hauteurs de l Allemagne moyenne et leur avant-pays, où l'industrie a pris une extension prodigieuse ; 2' la vallée du Rhin, région d'agriculture riche et de trafic intense En revanche, des taches claires, décelant la faible densité de la population, se marquent dans la Haute-Bacière, la Hesse, i Eiftl vl le Ilunsrûck, les plaines du Nord, toute régions de sol et de sous-sol pauvres, de climat peu favorable.

plus de 200 hab.

Fig. 73. — Densité de la population en Allemagne et dans les pays voisins.

Pays de population dense, l'Allemagne a beaucoup de grandes villes ; le nombre en a été sans cesse croissant, en même temps que le chiffre total de leurs habitants.

L'Allemagne est un des pays où sévit le plus fortement Vexode rural; les campagnes sont désertées au profit des centres industriels, et la population rurale ne représente plus qu'à peine 50 p. 100 de la population totale. Certaines villes se sont accrues dans une proportion colossale :

^~-* ^^^ riUXCU'AlK- l'r:SSANCES DU .M(,.\DK

on 1800 en 1910

fic'lin 170.000 hab. 2.070 000 hab

Hambourg . . , luO.OOO — 032.000 —

^î'"ïif'li ^ . 35.000 — 595.000 —

t^i'eslau 35.000 — 512.000 —

l-eipzig 32.000 — 588.000 —

Total. . 372.000 — - 4.697.000 — Accroissement : 1.262 p. iOO.

xVctuellement,' l'Ailomagne compTe une cinquantaine villes de plus de 100.000 hab., dont 7 de plus d'un deu: million d'habitants.

Dépourvu de frontières naturelles à FE, à IW et sur plusieurs points au N et au S, l'Empire allemand na pas une population complètement homogène : bien que le Traité de Vkrsaillks ait rendu à leur véritable patrie quelques millions d'étrangers {Lorrains, Alsaciens, Danois, Tchèques, Polonais, Lituaniens) maintenus par la force dans l'ancien Empire allemand, il reste encore dans le « Ueich » des petits groupes de populations 7ion allemandes : Hollandais de la Province rhénane, Frisons des marschen de la Mer du Nord, Wendes, ou Sorbes, de la Lusace, et surtout Polonais de Prusse orientale ou de Haute-Silésie.

En revanche, tous les Allemands — tout au moins loules hommes de langue allemande — ne sont pas dan l'Empire. Ils forment des groupes plus ou moins impor tants en Suisse^ en Italie, en Bohême. " \ 'riche, ei Hongrie et en Russie.

Entre les Allemands de TEmpire, il y a de sensibles différences : Bavarois, Soiinhes, Saxons, Wcstphaliens, Prussiens, etc. sont autant d»* varioles du tijpe allemand. Mais, dans l'ensemblo, le peuple allemand présente plusieurs traits communs : un peu louid d allures et lenl a se décider, il est laborieux, économe, tenace, discipliné et respectueux de V autorité. L'eapritd'associatio très développé chez lui, a « tresse en câbles irrési.'^libiesj les milh fils ténus et pliants des énergies et des capacités individuelles ». Lesenlinitnt très lort de la confiance en s<>i, accru par les victoires que p' n laul .iu'iuiirtle ans avaient remportées les AUc mands dans le do/uai.ic economiipie comme dans le domaine militaire, a développé l orgueil allemand.

xVu point de vue confes ionne', l'Allemagne comptait vant la guerre 62,5 p. JOO de pro'estants, 06 p. iOO de eallioliques et 1 p. 100 d'israéli'es- Mais la carte confessionnelle de TAllemagne est étrangement bariolée, surtout au S et à l'W.

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