Citïumerce. — Les cffoi'ts tentés par rifnlip. pour
développer ses forces de production n'ont pas été infructueux. Bien que le commerce extérieur de l'Italie soit très loin d'égaler celui des grandes puissances économiques de l'Europe, il a plus que doublé depuis 1871.
En 1913, il dépassait 6 milliards (60 p. 100 aux importations, 40 p. 100 aux exportations).
Fig. M8. — Les grandes voies ferrées et Ces lignes de navigation de V Italie.
Lltaiie achète les produits alimentaires, surtout le blé qu'elle nroduit en quantité absolument insuffisante, la houille, qui lui
il complètement défaut, \ecoton, \-d laine, le jute et une partie de la soie brute nécessaires à son industrie textile, enfin des produits manufacturés (objets en métal, machines, produits chimiques) .
Elle vend son vin, son huile d'olives, ses agrumes, une partie de sa soie grège et de son chanvre, son soufre, ainsi que des produits manufactures (soieries et cotonnades surtout .
La France, qui venait autrefois au premier rang parmi les paysen relations commercialesavec 1 Italie, n'était plus en 1913 qu'au quatrième, après V Allemagne, favorisée par le percement du Gothard, V Angleterre et les Etats- Unis, mais avant V Autriche-Hongrie, la. Suisse et la République Argentine.
Nos rapports commerciaux avec l'Italie tendaient d'ailleurs à s'améliorer : à la période de la guerre douanière avait succédé une période d'entente. En 1913, nous achetions à l'Italie pour 230 millions de fr. et nous lui vendions pour 280 millions.
La guerre et l'après-guerre ont porté un rude coup à la prospérité économique de l'Italie, par suite de ses besoins en combustibles, en produits métallurgiques et en denrées alimentaires. L'Italie a dû faire de gros achats aux Etats-Unis, en Angleterre et en Argentine, tandis qu'elle ne conservait guère comme gros acheteur que la France ; Vexcédent anormal des importations (16 milliards de lire ' en 1919) sur les exportations (5 milliards de lire) a déterminé une grave crise du change.
. Au commerce spécial de l'Italie s'ajoute un important commerce de transit, dont la valeur est estimée à plusieurs centaines de millions de francs.
Parmi les richesses de l'Italie, il importe de mentionner l'attrait irrésistible exercé sur les étrangers par l'harmonieuse beauté des paysages, la limpidité du ciel, la poésie des souvenirs, l'abondance des ruines et des monuments, la richesse des musées. C'est la terre classique des arts. Les grandes nations civilisées (la France au premier rang) y entretiennent des écoles d'art ou d'histoire, et bien des touristes, venus à Rome, à Florence, à Venise, à Assise pour y passer une saison, y restent de longues années.
•. — Émigration. — Le rapide accroissement de la population italienne, résultant d'une très forte natalité, a eu pour conséquence le développement de Yémigration italienne. Le mouvement d'émigration fut accéléré par la « difficulté que la population croissante trouve à se procurer les subsistances nécessaires » (Gonxard). Le sol ila-