‹ Les principales puissances du mondeChapitre 5 sur 100 · tonneaux. 5.719.500 tonneaux. 7.444.400 tonneaux · texte numérisé non relu

tonneaux. 5.719.500 tonneaux. 7.444.400 tonneaux

Melbourne Entrées avec cabotage' . . 4.654.000 tonneaux.

Sydney — " .' . . 5.i»i;5.000 —

Adélaïde — t>..j'Jl .OOi) —

plus intense : les squatters expédient leurs laines et tous les ;mtres produits de l'élevage; ils achètent en retour les matières alimentaires nécessaires à leur consommation et les produits industriels.

Le commerce extérieur total dép.isse 3 milliards de francs, avec un léger excédent en faveur des exportations. Elle exporte, naturellement, surtout les produits de ses industries pastorales, agricoles et minières : la laine en forme la moitié environ, les autres produits animaux forment le quart, l'autre quart étant représenté par les minerais, métaux et céréales. Quant aux importations, elles portent surtout sur les produits manufacturés ou ayant subi un premier traitement et certaines denrées que l'Australie ne produit pas, ou n'a qu'en quantité insuffisante : thé. café, sucre, etc.

Le Royaume-Uni tient, et de beaucoup, la première place dans ces échanges : plus de la moitié des importations, et un peu moins de la moitié des exportations. La proportion est encore plus forte si nous ajoutons à la métropole ses diverses possessions, elle atteint alors les trois quarts dans les deux branches du commerce. Les États-Unis font des progrès considérables, surtout aux importations, l'Allemagne vient ensuite, puis, assez loin, la France, pour les raisons que nous avons exposées plus haut. Cependant la France est une grande acheteuse de laines, mais beaucoup de ces laines sont transporte'es par navires étrangers ou passent par l'Angleterre avant d'arriver à Dunkerque ou au Havre (1).

'1; Commerce extérieur du Commonwealth f millions de francs).

Importations. Exportations

Moyenne 1898-1905 ....

Principaux clients |1905^ :

Pioyaume-L'ni

Possessions britanniques . . .

Total Empire britannique . .

Etats-Unis d'Amérique. . . .

Allemagne

France

Belgique .;....

Principales importations.

Vêtements et tissus 255.5

Machines 45.8

Fer et acier 41.4

Autres métaux 25.9

Produits chimiques 22.8

Thé 21.2

Bois brut . 19.0

Principales exportations.

Laine 500.6

Or

Grains ...

Beurre

Cuivre

Peaux

Viandes refroidies

■Tz ALSTHALIE.

Conclusion. — L'Australie a vu sa puissance économique se de'velojjper d'une façon merveilleuse depuis un demi-siècle. A peine connue il y a cent ans, elle est aujourd'hui un pays relativement riche et prospère. Ce n'est du reste ni à la laine, ni à l'or, ni aux quelques autres produits agricoles ou miniers que fournit son sol, qu'elle doit exclusivement une aussi brillante fortune. A toutes ces causes de richesse, il convient d'en ajouter une autre, qui n'est pas moins importante et qui contribue pour une forte part à la prospérité croissante du pays. C'est que, à l'opposé de l'Inde, l'Australie ouvre un champ magnifique à l'immigration des Européens. Ce n'est pas un simple pays d'exploitation, c'est une excellente colonie de peujdement. Les indigènes offraient encore moins d'obstacles qu'aux États-Unis à l'établissement des blancs, et le climat, qui rappelle, dans le sud, celui de nos régions, ne pouvait que les attirer davantage. Les Anglais, retrouvant dans ce pays des occupations en rapport avec leurs goiats, s'y sont portés en foule.

La découverte des mines d'or a même produit à ce point de vue un résultat inattendu. Elle a fait affluer des aventuriers en nombre énorme; mais, la fièvre de l'or une fois passée, ces gens, se trouvant sans ressources, se sont adonnés à l'exploitation du sol, à l'industrie de l'élevage.

Ainsi pourvues en hommes, les colonies australiennes ont su donner au sol maigre, dont elles sont en bonne partie constituées, une valeur énorme. L'élevage est arrivé à son plein développement : la culture proprement dite est en progrès marqué, et les céréales entrent déjà pour une valeur appréciable dans les chiffres de l'exportation. Mais l'Australie a, de nos jours, une autre ambition. Elle vise à devenir un grand pays manufacturier; et à vrai dire elle possède, dans des gisements abondants de nombreux minerais, et surtout de combustible, tous les éléments d'un grand développement industriel. Elle tend, en d'autres termes, à produire chez elle la série complète des objets nécessaires à la vie d'un peuple civilisé. Les colons espèrent ainsi diminuer peu à .peu leurs achats encore si considérables dans la métropole et se passer peu à peu de l'Europe.

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