‹ Les principaux edifices de la ville de Rouen en 1525, dessinés à cette époque sur les plans d'un livre manuscrit conservé aux Archives de la ville, appelé Le livre des fontaines;Chapitre 18 sur 37 · iîoyikl S? ŒnlhrTinf · texte numérisé non relu

iîoyikl S? ŒnlhrTinf

g Cjlûi 5! <5iUts.

tjùpital Sahîtf=Catl)frtiu . — (Eglter Samt--<Ê>iUr$.

No I". HOPITAL SAINTE-CATHERINE.

l y a quelqu'ineertitude sur cet édifice de fort peu d'apparence, dont ne parlent point les historiens de Rouen; mais nous pensons que ce doit être le même que celui désigné par Farin sous le nom d'Hôpital-Martainville ou Hôpital-de-Jéricho, situé près la Porte-Martainville, au pied du Mont-Sainte-Catherine.

Il lut fondé eu 1050 par Guillaume-le-Conquérant , et c'était une des pieuses fondations auxquelles ce prince s'était obligé pour se faire relever de la sentence d'excommunication lam ée par Mauger, son oncle, archevêque de Rouen , à cause de son mariage avec Mathilde, sa proche parente. Il était destiné à 25 aveugles, qui devaient y être logés et nourris ; plus tard , il devint une dépendance des Quinze-Vingts de Paris, qui , en 1580 ou 1584, le vendirent au cardinal de Bourbon pour 500 livres.

Celui-ci en lit réparer les ruines, augmenter les bâtiments, et y plaça une communauté de Capucins, la première qui ait été établie à Rouen. Ce monastère, d'abord fort exigu , acquit bientôt plus d'importance, et ses murailles , devenues hautes, firent craindra qu'en cas

de siège, ce lieu ne servît do retraite ou de point d'attaque aux ennemis. En effet, en 1581 , lors du siège d'Henri IV, M. de Villars. qui commandait la province, le fit entièrement raser, avec tous les édifices et les maisons du faubourg.

Les bons religieux , réfugiés dans la ville , vendirent le terrain , en 1602, à Guillaume Hasard, prieur de la chapelle Saint-Michel, pour le prix de 220 livres , qui le recéda bientôt à titre de fief, pour 15 livres de rente, à un nommé Rêne Moulin, sous diverses clauses qui ne furent point exécutées; le prieur de Saint-Michel rentra donc en possession de ce domaine , auquel s'attachait une sorte de fatalité, car il survint contestation : quelques pièces conservées aux Archives départementales nous ont révélé ce fait curieux dont ne parle aucun historien; c'est qu'après 53 ans de silence, en 1634 , les administrateurs des Quinze-Vingts en revendiquèrent la propriété, fondés sur ce que le cardinal de Bourbon n'avait pas payé son acquisition. On leur opposa la prescription, il s'ensuivit un long et dispendieux procès, qui se termina par où il aurait dû commencer, par une transaction.

Page 1