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en 1525.
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ette église n'était qu'une petite chapelle située hors la ville, en 1200, et même encore en 1228. Plusieurs fois brûlée et rétablie, elle se trouvait de nouveau en ruine vers la moitié du xve siècle ; elle était alors paroisse, faisant partie de la ville, et comptant un très grand nombre de paroissiens pour lesquels une église plus vaste était devenue pécessaire. Aussi, dès l'an 1432, s'occupait-on de la rebâtir de fond en comble. Les travaux ne commencèrent guère qu'en 1433, et il appert de différents actes, constatant des concessions d'indulgence aux bienfaiteurs de l'œuvre , des appels de fonds , des dons volontaires et des comptes de matériaux et d'ouvriers, que les travaux continuèrent dans les années 1434, 1440, 1450. 1452, ! VJi , 1470, 1479, et ne furent à peu près terminés qu'au commencement du xvic siècle. Sur une tombe, dans la chapelle Sainte-Clotildc. estécrit que .1" d'Ouvilie, marchand, mort en 1466 :
.... De ses deniers et par sa grande franchise A fait faire le plus de cette église , etc.
L'extérieur de l'église de Saint-Maclou est remarquable par la curieuse disposition , la richesse et la profusion des détails du grand portail et du porche , la beauté des portes en bois sculptées , regardées
comme l'ouvrage du célèbre Jean Goujon ( 1 ) , et, enfin , par la tour en lanterne qui est placée au centre du transept, et sur laquelle s'élevait naguère, à 1 15 pieds au-dessus, une flèche d'une admirable structure, construite en charpente , revêtue de plomb , qui fut fortement endommagée par un ouragan en 1705, et achevée de détruire vers 1794 ( 2 ).
A l'intérieur, nous signalerons aux curieux de nombreux et beaux vitraux un peu mutilés, le bel aspect du dessous de la coupole carrée ou lanterne, au centre de la croisée, la boiserie de la chaire à prêcher , celle des orgues , et surtout le curieux escalier en pierre qui y conduit (3 ).
Le dessin ci-joint est encore un des plus intéressants de ceux que nous a transmis notre Jacques Le Lieur, puisqu'il nous a conservé, avec toute l'exactitude que le talent relatif de son auteur a pu y mettiv. l'aspect que le clocher de l'église de Saint-Maclou avait en 1525.
(1) Celles du grand portail et celles du portail latéral au nord, sur la rue Martainville.
(2) Le plomb qui en provint servit alors à faire des halles.
(3) Nous venons de découvrir, dans le livre des comptes de la paroisse Saint-Maclou ( Archives départementales), que ce bel escalier, qu'on appelait le degré des Orgues , a été commencé en 1518 et terminé en 1620 par maître Pierre Grégoire ou Gringoirc (il est désigné sous ces deux noms ), maître machon ; les divers paiements à lui faits montent a la somme de 20 j liv., environ 5,637 fr. 50 c. de la monnaie actuelle. Dans le même temps , Nicolas Castille, huchier ou menuisier sculpteur, exécutait aussi les magnifiques boiseries de la tribune et des buffets des orgues; il reçut 250 liv., emiron 0,875 fr. actuels.
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en 152 J.
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se trouvaient réunis, presque de temps immémo- , rial , quatre établissements distincts, et qui , cependant, avaient entr'eux des rapports nécessaires et continuels: une communauté de religieux , une de religieuses , un hôpital et une cure. Les religieux desservaient l'hôpital et la cure, et les religieuses prenaient soin des malades, sous la direction d'un prieur et d'une prieure.
Cet établissement complexe , dont les exemples ne sont pas rares dans l'histoire du moyen-âge, s'appelait le prieuré de la Madeleine. 11 était situé près de la Cathédrale , et les divers édifices occupaient une assez vaste étendue, comprise entre la place de la Calende, la rue du Change, la rue de la Madeleine, la rue de l'Épicerie, etc.; c'est sur la rue de la Madeleine que se trouvait l'entrée principale, ainsi que l'ancienne église qui s'écroulait de vétusté , à la fin du xve siècle. On dut alors en construire une nouvelle , qui fut commencée dans une autre position , en 1508. C'est celle qui est représentée dans le dessin ci-joint. Le chevet touchait à la place de la Calende , et le reste de l'édifie© se prolongeait le long de la rue du Change. Le roi Louis XII, qui , la même année, visita la ville de Rouen, et le cardinal d'Àmboise, alors archevêque, contribuèrent à la dépense par d'importantes libéralités.
L'édifice détruit aujourd'hui (I) , et dont nous n'aurions plus connaissance sans le dessin de Le Lielr, paraît, d'après ce même dessin , avoir été d'une structure élégante et riche; les contreforts sont ornés d'un grand nombre de statues; des galeries, délicatement découpées , couronnent les divers étages , et le tout est surmonté d'un joli clocher pyramidal en charpente et plomb.
Le Prieuré de la Madeleine fut entièrement supprimé en 1758 , et l'hôpital réédifié et transféré hors la ville, en un lieu situé entre la rivière de Seine et le faubourg Cauchoise , dit le Lieu-de-Sauté.
(I) La démolition de l'église et la vente du terrain sur lequel elle était établie, furent adjugées à un sieur Lainé , en 1703.