‹ Les principaux edifices de la ville de Rouen en 1525, dessinés à cette époque sur les plans d'un livre manuscrit conservé aux Archives de la ville, appelé Le livre des fontaines;Chapitre 32 sur 37 · i\lisr illire -Saute · texte numérisé non relu

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omme nous lavons déjà dit, l'auteur du Livre des Fontaines n'avait pas , pour but principal . une monographie des monuments de Rouen , ni d'en reproduire sur ses plans des aspects choisis, mais il se servait seulement de ses dessins comme de jalons, pour mieux indiquer le cours souterrain des fontaines, dont il avait été chargé de diriger les travaux. C'est pourquoi nous ne trouvons pas quelques édifices importants , qu'il aurait omis, ni même toujours le monument représenté sous l'aspect le plus favorable ou le plus intéressant. Ainsi , pour l'église Notre-Dame , il ne nous a transmis qu'une vue latérale du côté du midi , commençant à la tour dite de Georges d'Amboise , longeant le portail de la Galende , et finissant à la chapelle de la Vierge. Ce dessin, dans l'original , est d'une dimension d'au moins 58 centimètres; et, pour conserver toute l'exactitude du fac-similé, nous avons préféré le diviser en trois parties, formant les trois planches sous les n°' 33 , 34 et 35 , que de le réduire en une seule.

La première planche représente donc , d'abord , la tour appelée Georges d'Amboise , parce qu'elle renfermait une cloche célèbre par sa grosseur , et qui avait été donnée par ce prélat. On l'appelle aussi communément tour de Beurre , parce qu'elle fut construite , eu partie, des deniers que produisit, pendant la durée des travaux, la

permission qui fut accordée de manger du beurre et des œufs pendant le carême ; la première pierre en fut posée en 1485, et l'édifice terminé 22 ans après, en 1507.

On a peine, sans doute , à reconnaître dans l'incorrection du dessin ci-joint, toute la richesse de détails et toute l'élégance de cette tour. Mais , telle qu'elle est , cette image suffirait cependant à en rappeler le souvenir, si , comme beaucoup d'autres monuments , la tour Georges d'Amboise avait cessé d'exister ; le reste de la planche offre le prolongement de la nef jusqu'au portail de la Calende , qui fait principalement l'objet de la planche suivante n° 34. Ce portail , situé au côté sud du transept, date à peu près de la même époque 'xve siècle), que le portail du côté opposé, qui n'est point figuré dans les dessins de Le Lieur , non plus que le grand portail occidental. Ici , même incorrection et même naïveté de travail , mais nous y trouvons un document historique important, l'absence d'une flèche sur la tour centrale, qui constate , avec le récit des historiens , que la flèche en bois et plomb qui existait avant celle de Robert Bequct , venait d'être incendiée en 1514, par l'imprudence des ouvriers plombiers. Celle de Robert Bequet ne l'a remplacée que 30 ans après. Dans le reste de la planche, et dans la suivante n° 35 , sont figurés le chœur, la sacristie et la chapelle de la Vierge.

11 a été publié un assez grand nombre d'ouvrages . où l'on trouve des descriptions et des détails historiques sur la Cathédrale de Rouen , auxquels nous renvoyons le lecteur , pour que nous puissions nous dispenser d'ajouter ici , sur ce sujet, des documents connus de tout le monde, et qui demanderaient, d'ailleurs, un développement que nous ne pouvons donner à cette notice.

en 1525.

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N° I. ÉGLISE SAINT-HERBLAND.

^ lle existait comme église paroissiale, dans le centre de la ville, dès le xn" siècle, ce que prouvent diffé-

rents titres. Eu 1483, son état de délabrement obligea les paroissiens de la faire rebâtir entièrement, et comme l'encombrement des matériaux et le nombre des ouvriers empêchaient d'y taire l'office , le chapitre permit que l'on fît les prédications du carême dans le grand parvis de la Cathédrale.

En 1641 , on y apporta les reliques de saint Eerbland , pour lesquelles on fit faire une riche chasse.

Le Livre des Fontaines nous fournit deux dessins de cette église ; l'un représente le chevet qui se trouvait à l'angle de la rue des Carmes et de la Grande-Rue, et l'autre le portail donnant sur la Grande-Rue: il parait d'une structure assez remarquable. Dans l'intérieur, les clefs des voûtes étaient délicatement travaillées , et celles du chœur étaient dorées. En 1802, cette église servit de remise et de bureau pour les Messageries royales. En 1825 , elle fut entièrement démolie , et ses matériaux ont servi à construire l'immense maison qui occupe sa place sous le nom d'hôtel Saint-Herbland.

C'était de l'église de Saint-Herbland que, jadis, les archevêques de Rouen , nouvellement élus, partaient pieds nus pour se rendre à la Cathédrale.

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