‹ Les principaux edifices de la ville de Rouen en 1525, dessinés à cette époque sur les plans d'un livre manuscrit conservé aux Archives de la ville, appelé Le livre des fontaines;Chapitre 4 sur 37 · XLI1F · texte numérisé non relu

XLI1F

par Petrus Vidouens, sans date, mais que l'on croit de i525 ou environ, et dont nous devons la communication a la complaisance de M. Ballin , archiviste de l'Académie , on trouve un chant royal de Jacques Le LiEUR, date' de i522 , dont voici la première strophe :

Itlng papillon en plaisir et lime Collait jafcis sur maint) arbres tout uerj <Ên un uergev ou iflore la déesse S$e& beaulr trésors à cljasrnn temps ouuers Ce plaisir fust tost rljnngé au reuers (Citant il choisit uni) pommier pour manger (Jîluil tronua si nenenenv manger (Ûuen un moment fust perïui et oéfaict iltlais ï»e re mal afcotnt bonne aïiucnture (Ûuant en sortit par unjj serret effet Pun pouure oer trinmpljante uestnre. (1)

Il est probable que ce chant royal est celui qui obtint le Prix en i522; c'est le plus connu; on le trouve en différents recueils manuscrits du temps, et, sans doute,

(I) O dernier vers , qu'on nomme vers palinodique ou refrain, est constamment répète1 | la fin de Chaque strophe ou couplet. Palinod Tient d'un mot grec qui veut dire «liant redouble ou répété. Les Grecs et les Romains a\aicnt des poésies palinodiques.

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c'est celui que Lacroix du Maine cite comme le seul ouvrage de Le LlEUR.

A la Bibliothèque de Paris , au nombre des manuscrits qui contiennent des poésies palinodiqnes, il en est un, admirable volume in-fol. en parchemin, orné d'un grand nombre de peintures curieuses et d'une grande beauté d'exécution. Ce livre, décrit dans le catalogue des manuscrits français de la Bibliothèque du Roi, publié par M. Paulin-Paris, sous le n° 6989, tome m , page 257, mais dont la provenance n'est point indiquée , paraît avoir été exécuté a Rouen , pour quelqu'occasion solennelle, ou pour être offert à quelque personnage illustre, de la Bibliothèque duquel il aurait passé dans celle du Roi ; une des mignatures présente, en lointain, une vue générale de Rouen , au milieu de laquelle s'élève la Cathédrale, et il renferme plusieurs pièces remarquables, présentées ou couronnées auxPuys des Palinods, tenus au couvent des Carmes de Rouen, probablement, comme le suppose M. Paulin-Paris, de 1 536 à i53y; on y trouve sept chants royaux de JACQUES Le LlEUR, trois ballades et trois rondeaux, avec sa signature, et sur une des peintures qui accompagnent

ces morceaux, on reconnaît l'auteur représenté endormi, et voyant en songe le sujet du reste du tableau.

M. Paulin-Paris donne la liste de tous les refrains palinodiques de chacune de ces poésies , avec leur numéro d'ordre, et ajoute, avec plus de justice que l'abbé Gouget: « Le style de Jacques Le Lieur est pur, coloré, « harmonieux, et semble digne des éloges que lui donne « Bouchet. »

Enfin la bibliothèque publique de la ville de Rouen possède un volume manuscrit (i) qui a reçu quelques outrages du temps, mais n'en est pas moins fort précieux sous plus d'un rapport. Ce livre, de format petit in- 12 oblong,en parchemin, est composé de 74 feuillets dont les douze premiers sont consacrés à un calendrier! et les autres contiennent plus de trente poésies diverses, chants royaux , ballades , sonnets, dévotes oraisons à Ihonncur de la Vierge , etc., attribués à JACQUES Le LiEUR ; ce dont on ne saurait douter, si l'on considère que son nom , ses armes et sa devise, sont fréquemment répétés sur les bordures peintes qui

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