‹ Les principaux edifices de la ville de Rouen en 1525, dessinés à cette époque sur les plans d'un livre manuscrit conservé aux Archives de la ville, appelé Le livre des fontaines;Chapitre 5 sur 37 · XI. VI · texte numérisé non relu

XI. VI

encadrent chaque page; que lui même esl représenté dans deux des huit ou dix mignatures qui ornent encore ce livre, dans l'une, a genoux aux pieds de la Vierge, efr, dans l'autre, aux pieds du Christ ; en un mot , si l'on compare ici le style avec celui des autres pièces connues du même auteur.

Il suffirait de ces seules productions pour venger Le LlEUR de l'injurieux oubli dans lequel on l'a laissé. Nous en avons extrait les deux pièces suivantes, que nous donnons comme spécimen :

Dialogue

»tir ht

Cpttrtptton ï>e la Vierge illarie ,

mtrr la ttaturi Ijumoinr n lu Uirrgt

Rature IfumatAr.

(Ûue ïiiicj vous tMerflc jJiireiU (i^uonïi ©abriel von» saluera Zfonbt votre nom enfer cljaiifelle Par vom sa rigueur périra.

— XLVH —

fltnnr.

Je lui dirait quljumble suuô celle De celui) qui te eanloera Je suis aufl«i 0a ïonlce ancelie JWe doit faict ainsu qnil fcgra

ttaturr.

(Comment qui le remeepucra Ce neat pas oeuurc naturelle (ûuanï» reçu fceme «c fera (due ïiirej uou* Vierge pnrelle

ife battit (Caprit me gartera

De uoluptueuee étincelle

(Ct lors qui me regardera

Je luij Vmw quljumble suie celle

Uiitmr.

Par celui» boite qui tout precelle t1o5tre froulr frnict beniet sera (Ct fWTtj grâce supcrnelle (SHuanto (Dabriel noua saluera

— xi.vni —

i\] mit.

3c porte la blatulje mamelle (ûhtt fcoulcement le nourrira J)e unie la simple rolumbelle De relui qui te eauluera

nature.

(tljaerun par la noue pnblira llotrc purité maternelle (Et qui ne peult tore eerrira ^oubs notre nom enfer rljanrcllc

JUnrir.

(Ûui ï>e bon cuenr me seruira fui garnirai) sa platf mortelle Jamoio mon filj ne lomblpra J)e suie ansei sa ïionlce ancelle

Katutv.

Houe serej enfui ma tutelle (ûhtanfc le aerpent mocrueera Pe nicienee corruptellc |Jar nous M rijjueur périra

AUrir.

©nanti ma bcaulté perpétuelle Jtton seul fïlj dignement uerra &ans auoir tarife originelle ille soit fnict ainsi quil fcira

Untiirt.

©ne fcirej D0U0 iiierge purelle (îliunnï» G&abriel nous salura <£>oubs notre nom enfer chancelle flar nous sa rigueur périra

Jïe lui fciray q'Ijnmble suis relie île celui) qui te sauluera Je suis aussi sa tionlrc anrelle MU soit fairt ainsi qnil *ira

©ration à noetr^Damc.

tfconte belle tante (©ui ïie corps et )anu (En beanlté relinu.

21 bon ï>roit te famé (Car sur tonte femme

îriumpljes et inye Je qui perceur euue <Ët ta court menue Ile me permetj pas «tumber eone npuve <£n l'infernal pure 3lprej mon tveopne Je suie poure et Ine |3reet o'eucljoir ee lac\} jPee vampire* manft>itj (Sîhtc ton file Ijélae (SHuil me fcoint eonlae (Cn eon pavaï>ie.

3Untri.

Los poésies de JACQUES Le LlEUR sont toutes empreintes d'un sentiment sévère et mystique, conforme à la gravité de son caractère et de sa personne, et c'est à tort que quelques bibliographes lui ont attribué une pièee libre intitulée: le Blazon de la cuisse, qui fait partie desblasonsdu corps féminin, par divers auteurs, imprimés à Lyon, en i536, et à Paris en ii>5o. Le Blazon de la cuisse. % qui a été reproduit dans les Blasons et Poésies anciennes , remis en lumière par A. Méon,

en 1807, doit être de Pierre Le Lieur qui remporta le premier prix donné aux Palinods tenus aux Carmes, en i5i5.

De temps immémorial, la famille Le Lieur possédait à Rouen, conjointement avec celle des Alorge , autre ancienne et notable famille, un vaste terrain, qui, selon Farin, t. 11, p. 74, leur avait été concédé par les ducs de Normandie. C'est sur ce terrain que, depuis, ont été élevés l'église et le quartier St-Martin-d u-Pon t , qui , sans do u te , doivent en partie leur construction, au moins depuis le xiii1 siècle , à ces deux familles. Celle de Le Lieur y avait conservé sa demeure, et divers actes de partages et doua tionsque l'on retrouve aux archives départementales eten celles des tabellions de Rouen, nous apprennent quedans la rue qui traverse ce quartier, en longeant alors l'ancienncégliseSt-Martin-du Pont, rue appelée, depuis, tué de la Savonnerie, et qui ne fut d'abord que le prolongement de celle des Cordeliers, il existait un tenemcnt, sous l'enseigne des trois Flocons, de trois maisons inconnaissables encore aujourd'hui malgré des reconstructions successives, qui fut le berceau des Le Lieur.

Ces maisons furent, sans doute, possédées et habitée \s\

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