‹ Les principes de 1789Chapitre 8 sur 37 · PREMIÈRE RESTAURATION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE RESTAURATION

Les Bourbons revinrent de leur long exil, et donnèrent aux Français le droit de publier et de faire imprimer leurs opinions, en se conformant aux lois qui doivent réprimer les abus de cette liberté.

Ces termes de la Charte de 1814 faisaient

espérer qu’en matière de presse le pouvoir renonçait à ‘prévenir les délits pour se borner à les réprimer.

Cet espoir ne lut pas de longue durée.

Dès le 21 octobre 1814, les journaux et écrits périodiques ne peuvent plus paraître qu’avec l’autorisation du roi. — La censure est rétablie. — Si deux censeurs au moins jugent que l’écrit est un libelle diffamatoire ou qu’il peut troubler la tranquillité publique, ou qu’il est contraire à la Charte constitutionnelle, ou qu’il blesse les bonnes mœurs, le directeur-général de la librairie peut ordonner qu’il soit sursis à l’impression.

Cette loi reproduisait, en outre, les principales dispositions du décret de 1810. — Les imprimeurs, astreints à indiquer leurs noms et demeures sur tous les imprimés, continuaient d’être soumis à la déclaration et au dépôt de tous les ouvrages d’imprimerie.

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