‹ LES PRINCIPES DE 1789 EN AMERIQUEChapitre 14 sur 40 · Bistoire du Droit criminel · texte numérisé non relu

Bistoire du Droit criminel

courir les tableaux, n'ont pas épouvanté les crimes; si, au contraire, ils semblent renaître avec plus de rage, sous la verge de fer qui les frappe ; si, d'un ^Utre côté, les pages de l'histoire sont moins souillées de forfaits lorsque les législations douces et mo^ dérées ont réglé les empires, la question, alors, sera décidée. De ce tableau comparatif et analytique résul" tera celte effrayante conclusion : que pendant des siècles entiers, le sang des hommes a coulé sur la terre comme Teau des fleuves, sans qu'il soit résulté de ces assassinats périodiques autre chose qu'un malheur de plus â ajouter à la liste effroyable des malheurs et des fléaux qui, en tout temps et en tout lieu, ont fait de Thomme la victime sans cesse renaissante.

« Est-ce dans ces siècles horribles, eslHie sous la domination barbare de Tibère, Caligula, etc., qu'en voyant plus de supplices, on vit moins de crimes!

« Venez, ô malheureux partisans de la sévérité, fouillez, si vous en avez le courage, ces épouvantables annales que je ne puis lire qu'en frisonnant. Dites-nous si alors la vertu était plus en honneur, les mœurs plus douces, les dieux plus vénérés, les biens et la vie des hommes plus respectés que sous le régime humain et doux de Titus, de Trajan, etc. *. »

• On exécute un criminel, dit un auteur bien connu ; son supplice est un speciacle pour la plupart

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