De Molinari, Les Soirées de la rue Saint-Ldzare
preneurs d'industries), en diminuant les efforls, afin que le travail soit plus fmctueux.
Passant maintenant à la parliç positive de ViQtérét, nous dirons qu'il est de toijte justice que le travail^^ leur qui a accumulé sou? forme de numérçiire le produit de ses labeurs se fasse pay^r un béné^ce pour la partie de ce capital avec laquelle il secourt un autre l^omme. Les frais de production de Vintérêt^ pour parler comme M. Molinari et adoptant ?a pensée, sont : travail, dommages, pertes et risques.
Si vous prenez une certaine peine, si vqug souffrez cef tains dommages, si vqus courez certains risques en gardapt vos capitaux, vous êtes ordipairenjent obligés de VQu^ donner plus de peine , de gpppqrter plus de préjudices et de courir plus de risques en le? prétaqt. Qqapd voua n'ave? pas besoin de votre capital immédiatement, vous le prêtez jusqu'à l'époque à laquelle vous en aurez besoi4. Deux emprunteurs ayant actuellemept besoip décapitai ?e pféseptept chez vous ; ayec lequel fere^-vQus affaire? n'est-il pas vrai que vous choisirez celui qui vous présentera le plus de garanties morales fit matérielles, le plus riche, le plu? probe, c'çst-à-dire celui qui vous remboursQî'a le plus mûrement? Cela, à moins que sop concurrent ne vous offrQ une somme plus forte, cas dans lequfil vou? estimerez la différence de risques et d'offres. Si vou? décidez en faveur du second, c'est parce que Texcédant de l'offre a pu balancer avec avantage la différence de garanties morales et matérielles.
L'intérêt sert donc à couvrir les risques.
Vous prêtez voire capital pour une période déterminée; mais, êtes-vous sûr de n'en avoir pas besoin avant ce temps? Ne peut-il pas survenir un accident qui vous oblige à recourir à votre épargne ? N'arrive-t-il pas fréquemment que Ton prête un capital dont on a soi-même besoin ? Dans le premier cas, le dommage n'est qu'éventuel; dans le second, il est^ réel. Mais éventuel ou réel, ne doit-il pas être com — pensé ?
L'intérêt sert donc à compenser les préjudices.
Vous gardez votre capital dans un coffre ou ailleurs. Si vous le prêtez, vous êtes obligé de vous donner une certaine peine, d'exécuter un certain travail pour le tirer d'où il était, le compter, constater le prêt, et aussi surveiller l'emploi du capital prêté. Ce travail doit être rémunéré.
L'intérêt sert donc à payer un travail.
Une prime servant à couvrir un risque, une compensation servant à couvrir un préjudice, un salaire servant à rémunérer un travail, tels sont les éléments positifs des frais de production de Tintérêt.
Ces trois éléments se rencontrent à chaque pas et à différents degrés dans tous les prêts à intérêt.
Le taux de l'intérêt (faisant abstraction du défaut de concurrence), monte à proportion que la moralité baisse ; il monte aussi à mesure que l'intelligence s'abaisse ou s'affaiblit K
1 . Théorie de Molinari. II y a le travail actuel qui se rému-
Tout ce que nous venons de dire prouve la légitimité de rintérét, et de Fintérét libre. Mais nous allons Voir que M. Proudhon lui-même a confessé cette légitimité dans les termes les plus explicites. Il disait cJans la Voix du peuple, en combattant Bastiat : * Il est vrai que le prêt est un service, et comme tout ^ service, il est une valeur; en conséquence, comme « il est rémunérable par nature, il s*ensuit que le « prêt doit avoir son prix, qu'i^ doit avoir un tnM- « féi *. » Cela pouvait passer pour upe des nom- Ireuses antinomies de M. Proudhon, vu qu'il est par excellence Fauteur des antithèses, des contradictions, pour prouver qu'il était bon disciple d'Hegel et de tous les docteurs de Técole allemande du système d^tre et de ne pas être. Cette déclaration pourra passer pour tout ce que Ton voudra, mais il n*en est pas moins certain que Taveu en faveur de la légitimité de l'intérêt est concluante
Il est vrai qu'ailleurs le même écrivain, pour nier la légitimité de l'intérêt, dit que celui qui prête une somme d'argent, par cela même qu'il la prête, n'en a pas besoin; et que^ n'en ayant pas besoin, il n'a pas
nère par le salaire; par exemple le travail du semeur, du laboureur, etc., et le travail accumulé, qui se rémunère par la combinaison de l'intérêt et de ramortissement, et qui n'est autre chose qu'un salaire ingénieusement réparti sur une multitude de consommateurs. {Troisième lettre de A. -F. Bastiat à M. P,-J. Proudhon, Huitième de la série.)
1. Première lettre de M. P.-J. Proudhon, à A, -F, Bastiat. Troisième de la série.
droit à un intéi:êt. Ce à quoi oq \\^. a très-bien répondu que Je cbapeliev, par cela jnéme qu'il venii ses chapeaux, prouve qu'il n'a pa^ b^soi^ â'pux, et ne doit en exiger aucun prix,
M. Cbev^t, rédacteur aussi de la Yoùs du peupU^ formulait contre Tintérêt cet argument, qu'il est illégal, attendu que celui qui prête un capital ne (îonne pas la propriété, mais prêterw^agfe de la propriété, tandis que celui qui paye un intérêt (lofine um propriété. On peut faire mille réponse^ à cet argument, en yoici une sau0 réplique ; Tusage de la propriété prêtée n» fournit-il donc pas uue utilité réelle à Vemprunteur, et le capitaliste ne se priye-t41 pas de cette utilité? Juu$ag§ d'une propriété n'est-il doue pas un service^ et comme tel n'est-il pas évaluable et sujet à discussion?— Et cependant, dans un antre en4î*oit, M, Pbevet convient qu'il est juste que le capitaliste exige d§ l'emprunteur quelque chose da plus que la restitution
simple du capital prêté ; mais quel est le nom 4e ce
quelque chose (ie plus; ? n'est-ce pas Yintérêt ? — ]tf, Gbç^ vet ne pouvait nier qu'il était Tanii et le çouimen^^l de M, Proudhon. On dit que l'on apprepd ^ burlCT avec les loups...
Notre dernière proposition a été ; Tout capital prçi', duit un intérêt; cela est déjà démontré, aussi bien que sa légitimité; nous ajouterons maintenant, avec Pa3tiat et M. de Molinari : Un des caractères de Vintéritdtt capitaux est la perpétuité; en d'autres termes^ la loi des capitaux est de produire un bénéfice constant.
fci effet, le pcfesessêuî- d'un capital qui leptéle pont
un an, par exemple, a droit à ce qu on lui rende son
capital plus un eîcédant qui s'appelle intérêt .' cela a
élé suffisamment démontré. A Texpiration de l'année,
il entre en possessloii de sion capital ; il peut donc
èbiitliitier à remployer â t-endre des services, soit au
inétne individu qui en â déjà eu Vusage, soit â uh
âiitre ; mais rtlfi et Tàutre doivent rendre service
pouf service; ils doivent payer TtiSage du capital
d^àiitrui. Aussi lotîgtemps que Jean^ capitaliste, aura
m travail accutuulé, son capital^ au service d'un
îliilrë, il âiira droit à un profit^ que ce soit pendant
tin an dti pendant cent ans. C'est ce qu'on appelle la
perpétuité dé Vintirêi du éaplial. Assurément, siTinté-
i^testjtiste la première aniiêe, il ne Test pas moins
la centième; car, dans la première comme dans
la demiôrei il y a pdur le ca|Jitttliste privation des
services qu'il pôiivâit retirer de Sdn capital ^ et pour
l'emprunteur des profits dérivés du capital d'autrUi.
Celtii-d doit dond indemniser le prêteur de la privalioti qtill S'impose -, m meyen d'une partie des profits qu'il obtient;
Nous pouvons déduire de ce qui précède les théorèmes suivants i comme les formule l'auteur des Hat'fMniëê éeion&miquBS : i Celui qui acôbrdë un dèiàU rend un sêrtieet » rintérêt est donc légitime en vertu du principe : sef^B pour SérvicBi
• Puiêque PaUêntê eoutt^ il faut la payer ï coûter et pd^er ëoru ùorrilùtifi. Ainsi donc^ légitimité de Tin^»
térêt, et de rintérêt librement débattu, comme tout service.
Au sujet de la perpétuité de l'intérêt, nous donnerons les axiomes suivants : Puisque rintérêt est bon et licite à raison de 1 , il est bon et licite à raison de i 6,10, etc. — Puisque l'intérêt est juste et légitimes dans le premier délai, il est juste et légitime dans les autres, car sa raison d'être reste la même. — - Puisque l'intérêt est juste et licite pour Pierre, il e&^ : juste et licite pour tout autre. — Puisque Ton reconnaît que le libre débat est juste et licite pour l'échange de produit contre produit, de service contre service^ en dehors du numéraire, il faut aussi reconnaître la même justice et la même légitimité lorsque les services sont accumulés sous la forme de numéraire, soit que ces services soient échangés immédiatement, soit qu'il existe un délai plus ou moins long, et cela, en vertu de ce que le numéraire a la même raison d'être que les autres produits.
Ce sont là des vérités élémentaires. Il est pénible d'avoir à faire la démonstration de faits aussi simples; mais cela est nécessaire^ parce que les premiers principes économiques sont méconnus même par les hommes les plus éclairés : il n'est pour ainsi dire pas une nation chez laquelle ils ne soient à chaque pas foulés aux pieds par ceux qui font les lois ou ont quelque influence sur leur formation.
Un profond observateur a émis l'idée que voici : « C'est vraiment un bonheur pour l'humanité que
« Yintirêt soit légitime; s'il ne Tétait pas, elle serait
• placée dans une dure alternative : Périr en restant
• JTÂSte, ou progresser par l'injustice. »
Nous avons vu ce que c'est que la valeur; nous avons vu le fondement de la valeur ; nous avons vu ce que c^est que Téchange et quelles sont les lois naturelles qui le règlent; nous avons vu que l'argent est une marchandise comme toute autre chose , et que par conséquent son échange doit être régi par les mémçs lois que celles qui régissent l'échange de tout produit, savoir : le libre débat entre les contractants. — Nous avons vu que tout capital produit un intérêt, intérêt perpétuel; — que l'intérêt sous toutes ses faces est légitime, et principalement celui payé pour Vusage de l'argent d'autrui. Eh bien, tout ce que nous avons démontré ne prouve-t-il pas l'absurdité, l'injustice et l'arbitraire des lois positives qui règlent l'intérêt de l'argent ?
M. Proudhon et son école, en demandant rétablissement de ce qu'ils appelaient Crédit gratuit, étaient conséquents avec eux-mêmes, parce qu'il entrait dans leurs plans de n'exiger des emprunteurs qu'une très-petite somme sufiftsante pour couvrir les frais de bureau de la Banque du peuple; mais quel principe invoquent ceux qui demandent que la loi fixe l'intérêt de l'argent à un autre taux? Le principe de la propriété? — Non, puisqu'ils l'attaquent ouvertement. — Celui du crédit gratuit^ celui du système social
et commufiiste? — Non, puisqu'ils fixent un taux. —
L'iîlcôûséqueiicë ëèt flagi-ante. SI Tliitéfêt êSt une ôho8é bonne à 6, pourquoi devient-il tbaUvâis à 10, etc.; et si rintérét est utië chose iftâUtâise â 10, â 7^ pourquoi se change- t-il en une chdâe bonne depuis 1 jusqu'à 6?... Si les libéi'aui et leS COfasëlirà— téurs s'arrogent le droit de réduire ^Intérêt, pdui-quoi hé reconiialsseut-ils pas auiî socialistes le droit de le réduire â «êro ? Ceut-ci, du moins, dut pour eux là logique.
puisque les Uns et les autres s'élêVëtlt contre là tyrannie du capital, qu'ils veuillent bien noUs démontrer qu'il t a préjudice pour Petnprunteur dans ce fait que des capitalistes prêtent leur argent â tiii intérêt quelconque fixé librement. KotiS croyoné, nous, que c'est toUt le contraire, et que la tâche de MM; les entmveurs serait bleU difficile, oïl pont mieux dire impossible. Le capital est un élémetit
éminemment démocratique et civilisateur. Saris capital accumulé, tout progrès serait impossible; le pauvre serait plus pauvre. Le capitaliste aide Tliidustrlel dans ses entreprises, le comiiiërçânt dâbs sè^ spéculations* tout le monde; enfin, dafas sa carrière respective. Mais ce qu'il y a de plus slnguliël* dabâ les capitaux crééSi c'est qu'ils aident â en créer de nouveaux pour ceux qui ti^ttvaieht rlen^ et cjuë *» phi é le capital est abofadatit^ plus sa pai-t proportlotit nelle dans le produit est réduite ; et comme eri * augmentant^ les capitaux augmentent la facilité « d'en Créer d'autreé^ il en résuUe que là condition
• de ^emprunteur, du wécessiieuj^, s'apnéJiore ^m
• ce^se. »— « La guerre au capUa), ou ce qui e^t la même pbope, au stimulant qui Je fait accumuler, à
lïntérêt, c'egt la guerre d^s ayewgies contre ceux qui
voient, la guerre de?» inuets contre ceux qui parlent, la guerre des paralytiques contre ceux qui out le libre usage de leurs membres, Ce qui importe le plus aux aveugles, aux muets et aux perclus, c'est qu'il y ail plus de gens qui yoiept, parlent et se meuvent, parce qu*il y aura de la gprte plus de personnes en état de leur être utiles, »
Le fait môuîe qu'il y a des individus qui demandent à emprunter montre le bien que les papitalistes font aux indigents. Quiconque demande un pr^t à un intérêt librement débattu et accepté, s'il est homme de bien, a fait le calcul de ce que produira sa spéculation, et sait, par conséquent, si les profits qu'elle donnera peuvent rémunérer amplement son travail et laisser un excédant pour payer au capitaliste sa part de profit. On objectera que la nécessité ou rimprévoyance peuvent faire accepter des conditions onéreuses ; mais ce sont là des objections futiles. Il vaut mieux, pour celui qui est dans le besoin, trouver quelqu'un qui lui prête à un intérêt libre^ que de ne trouver personne qui lui fournisse à un intérêt fixe ce dont il a besoin. D'ailleurs nous verrons plus loin que la fixation d^ Vintérêtf au lieu de le faire btiisser, tend à V élever et V élève. Quant à C imprévoyance^ son correctif n'est pas dans la loi, mais dans la res-
poDsabilité personnelle; nous sommes tous sujets à l'erreur, et si on se sert de cet argument pour fixer rintérêt de l'argent, on devrait aussi l'employer pour régler la manière d'efTectuer toute espèce de transactions. Nous prouverons que cela n'entre pas dans la sphère de la loi.
Ce qui importe le plus à ceux qui ont besoin de capitaux, c'est qu il y ait assez de capitalistes; car la concurrence, qui n'est autre chose que l'absence de toute autorité qui intervienne dans l'échange des produits, exercera sa loi suprême en matière de prêt à intérêt du numéraire de même qu'elle l'exerce dans l'échange de tout pioduit. — Si les capitalistes sont peu nombreux, les capitaux sont circonscrits dans certaines mains, et alors la demande^ étant plus grande que l'offre, amènera une hausse dans l'intérêt ; mais si les capitaux abondent, si le pays offre de la sécurité, si Tordre existe et si les transactions peuvent se faire au sein d'une paix parfaite, alors l'offre surpassera la demande, et l'intérêt baissera.
Mais supposons qu'il y ail peu de capitaux, que l'intérêt soit élevé : le profit plus grand obtenu dans le prêt à intérêt fera que les capitaux employés dans les diverses industries, attirés par l'appât du gain, viendront s'offrir aux emprunteurs; alors, les capitaux abondant, il se produira une baisse de l'intérêt. — Les capitaux étrangers eux-mêmes prendront part à cette évolution; car la monnaie, comme l'eau^ tend à l'équilibre, et va de là où elle abonde aux en-
droits où elle manque. Seulement, elle est l'ennemie de la démagogie et du désordre : ce sont là deux digues puissantes gui, dans toute nation, empêchent l'entrée du numéraire. Partout où les capitaux abondent, Tintérét baisse^ sans que la loi intervienne pour fixer un taux. L'usure est prohibée à Rome, et suivant M. Carey de Philadelphie, on y paye 30 à 40 pour 100; tandis qu'en Angleterre, où l'intérêt est libre *, il ne s'élève pas à plus de 3 0/0, et en Hollande, 2 0/0. Du reste, l'intérêt est de 20 0/0 au Brésil; 10 0/0 à Alger; 8 0/0 en Espagne; 6 0/0 en Italie; 5 0/0 en Allemagne; et 4 0/0 en France.
Mais il y a plus; la mission juste de la loi ne va pas jusqu'à régler le taux de l'intérêt, de même qu'elle ne devrait pas aller jusqu'à fixer le prix du pain ou du sucre •.
« La loi est la justice organisée ; elle cesse d'être la loi dès qu'elle organise l'injustice. La loi peut ou doit ériger en délit ce qui est délit ; mais elle ne peut ni ne doit qualiOer de méfait les actions innocentes à la lumière de la loi naturelle et de la justice uni* verselle. Faire le contraire, c'est changer, affaiblir,
1 .MacCulloch a dit, dans son Traité d'économie politique^ que l'usure était autrefois prohibée en Angleterre, mais aujourd'hui l'intérêt est libre, pourvu qu'on ne l'exige pas d'une somme moindre de dix livres sterling»
2. En France, le prix du pain est fixé; mais le peuple n'en est pas mieux fourni pour cela qu'en Belgique et en Hollande, où la vente est libre. Ce fait vient donc à l'appui de notre argument. (La liberté de la boulangeiie a été établie seulement en 1863.)
pervertir Tobjet de Is^ loi ; c'est la rendre odieuse, aiftsj q|ie ^'autorité qui li^ dicte, rexjécufe on rapplique. -^ I^a démagogie se fonde sur Tabus de Tautorité ; îpajs Fun et T^utre arriyppt au^ n^êmeg fing, ils ffiulent aux pieds ).es lojs naturelles.
« h^ Iqî^ ayant popr s^nctipp nqcessaire îa force, p^ut-ejle être raisoqpablemeQt employée à autre chose qu'à lu^iuteiijr chacun dans son droit? On pe peut la f^ire sortir d^ ce cercle sans la changer, et par conséquent sans tourner Ja force contre le droit; et çoiuTne c'est la plus funeste, la plus illogique perturbatiop spçia}e que Ton puisse iniagiuer ; il feul recoupaîtrq que la yéritobl^ solution, tapt cherchée, du problème social, est conteuue dans ces siuiples paroles : «iLa loi est la justice organisée, n Quand la loi et la force maintiennent un bomrne dans le§ limites d.e la justice, elles ne Jui jmposeut qu'upe pure négation, rq.bstention de faire du m^il. Elles ne portent atteinte ui à sa personnalité, ni à sa liberté, ni '4 s^. propriété. Elles ne fout que sauvegarder Ift personnalité, la liberté, la propriété d'autrui. Elles se tjeuuent sur la défensive, défendent le droit ég^l de tous, remplissent une mission dont Tinnocuité est éYid.epte, TtUilité palpable, 1^ légitimité incontestable. L'objet do la loi, dit-on, est de faire régner la justice ; mais ce|,le e^cpression n'est pas rigoureusement e^^acte; l'objet d» la loi est d'empêcher qm Vinjustice m règne *.