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LA PAIX ET LES MOYENS DE LA MAINTENIR

De-la ter^ La guerre, entre États civilisés, s'achève presque toujours d?îmS^erre. P^ ^™ traité de paix. H est parfois arrivé que les belligérants, ayant épuisé leurs propres forces, aient renoncé tacitement à la poursuite de leurs opérations, mais il n'y a pas d'exemple récent d'une pareille terminaison des hostilités, dans une lutte de quelque importance, exception faite pour le rappel des troupes françaises du Mexique, en 1867, à la demande des États-Unis. Les guerres peuvent s'achever par l'anéantissement d'un des belligérants, conmie ce fut le cas pour la Pologne, lors de son troisième partage, et pour les Étd^ts du Sud, après quatre ans de combats acharnés. Aucun traité n'est alors possible, puisqu'il ne reste plus d'État avec lequel le vainqueur puisse traiter. La Grande-Bretagne, cependant, a élargi la question en 1902, à cause des circonstances particulières de la guerre du Transvaal, et consentit à négocier avec les chefs des commandos Boers, qui étaient encore armés contre elle, quoique les gouvernements au nom desquels ils soutenaient la lutte eussent cessé de gouverner et ne détinssent plus aucune souveraineté sur un rayon déterminé de territoire.^ Mais, lorsque chacun des belligérants a conservé son identité poUtique après la guerre, on rédige un traité pour fixer les conditions de la paix. Psuiois deux conventions sont nécessaires : l'une, qui fixe les préUminaires de la paix, et l'autre qu'on appelle traité définitif. Les actes hostiles cessent en général au moment de la signature du traité préliminaire dont les dispositions sont confirmées et développées par le traité définitif. Généralement ce second traité tranche tous les points en litige. Mais, psuiois, les

^ Times History of the War in South Africa, ch. xzi.

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