‹ Les principes de L'Enseignement libéral dans leur application à la question de l'Enseignement secondaireChapitre 3 sur 73 · Cf. Instructions, programmes et règlements de 1890, p. v · texte numérisé non relu

Cf. Instructions, programmes et règlements de 1890, p. v

intérieur des programmes? Peut-être les professeurs chargés d'enseigner ces matières si disparates vont-ils s'efforcer d'harmoniser leur dissemblance ? Ils le pourraient, et de deux façons. La première serait de s’en tenir, dans chaque matière, aux principes fondamentaux, aux idées générales, c'est-à-dire de dégager, dans chaque enseignement, l'élément philosophique, d'insister sur les rapports qui relient entre eux tous les « savoirs humains », de s'arrêter sur les sommets d’où le regard embrasse d’un seul coup tout le relief’. La seconde consisterait à avoir devant les yeux le même idéal moral et intellectuel, qui réglerait et coordonnerait les efforts communs. Mais qu'on serait loin de compte si l'on s'imaginait que les maîtres de notre Enseignement secondaire s'inspirent de l’une ou de l’autre de ces méthodes!

D'abord, chaque professeur enseigne, dans sa spécialité, précisément ce qu'il y a de plus spécial. L'œil fixé sur le programme, il n'a garde d’en omettre les moindres prescriptions ?; plutôt en ajouterait-il. Cependant son temps est limité et le voilà forcé de négliger les problèmes généraux, les conclusions philosophiques qui font pourtant, en définitive, toute l'importance et tout l'intérêt de chaque science particulière. S'agit-il de physique ou de chimie ? Le professeur décrit minutieusement les divers appareils, sans oublier une vis, sans faire grâce d’une tubulure. Mais quant à examiner les grandes hypothèses des sciences physiques, quant à caractériser leur méthode générale et à la comparer aux

1. C’est le moyen préconisé par M. Fouillée, L'Enseignement au point de vue national, iv. II, ch. mr.

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