bid., p
LA PÉDAGOGIE LIBÉRALE 167 la civilisation fait de progrès, plus la force appartient à tout ce qui est organisé, systémalisé, coordonné hiérarchiquement !. » « Tout peuple qui se divise, qui se ‘désorganise, qui s'individualise à l'excès, devient une poussière d'hommes ; un tourbillon l'emporte ?. »
Le meilleur système d'éducation sera done celui qui sera le plus capable, d'une part, de créer cette élite nécessaire au progrès national, d'autre part, d’organiser la nation, de faire d'elle sin tout. L'Enseignement secondaire doit être aménagé en vue de ces deux fins. — Pour créer une élite nationale, il faut qu'il s'applique à « cultiver les facultés les plus hautes... les facultés vraiment désintéressées et humaines », c'est-à-dire, « l'amour de la vérité pour elle-même, l'amour du beau, l'amour du bien universel® ». Un tel enseignement s'appelle, de son vrai nom, un enseignement libéral.
Pour « sauvegarder l'unité uationale », notre Enseignement secondaire « doit être un lui-même et animé d'un esprit unique ‘ ». « La nation qui saurait introduire dans l'Enseignement l’organisation la plus puissante et la plus une aurait par cela même, dans le domaine intellectuel, une supériorité analogue à celle des gouvernements et des armées fortement organisés”. »
Libéral, animé d’un esprit unique, tel doit être un Enseignement secondaire, s’il veut réaliser sa véritable fin, c'est-à-dire, « le perfectionnement de l'espèce », l'évolution progressive du « génie national ».
1. Fouillée, L’Enseignement au point de vue national, Inlr., p. 1x.