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“ L'Etat peut et doit intervenir pour faire remplir cette “ obligation,
* Je crois avoir démontré l'existence de l'obligation ; si “ j'ai réussi, j'ai prouvé par là même le pouvoir de l'Etat dé “ Ja faire e.éouter,
“Il serait etrenge en effet de prétendre que l'Etat peut “ forcer un père à nourrir son enfant et qu’il ne pourrait pas ‘ Je forcer à l'inetruire..….........
‘ La seule question pour nous, dans l’état que nous fait “ notre loi scolaire, n’est pas de savoir si la société peut “ éd'cter des règlements pour punir les parents négligents, ‘ mais bien si cette société doit se contenter de la pénalité ‘ aotuelle ou si eile ne doit pas alles plus loin, faire un pas “ de plas et punir par ure amende ou la privation des droits “ politiques ceux qui, sans excuse, négligent de donner à # leurs enfants les bienfaits d' l'instruction éiémentaire. ”
Voilà bien l'instruction obiigatoire avec son cortège de vexations qui ne seraient ni plus ni moins que de véritables empiètements sur les droits du père de famille.
Pour bien convaincre ses auditeurs, M. Mercier énuméra les résultats que certains peuples obtinrent par une loi pénale sur la matière qui nous occupe. IL cita l'Ecosse, quelques états de la république amé- Caine, la Prusse, etc.
“ C'est en Prusse, dit-il, que l'instruction obligatoire pa-- “ rait avoir produit des résultats plus tangibler, et c’est là : ‘“ aussi qu'on trouve sou application mieux réglée et sa vio- “lation mieux punie par la loi, ”
Mais avant de citer la Prusse comme exemple, M. Mercier avait parlé de la France, C'est en cette occasion qu'il préconisa les bienfaits de la révolution de 1780, oubliant ou ignorant ce que l'Eglise avait fait, durant le Moyen Age, pour répandre les lumières de l'instruction p.rmi les peuples de l’Europe,
‘# La révolution de 1789 qui.a fait tant de grandes cho- . # ses,s’écria M. Mercier, que les horreurs de 93 n’ont pu ‘ faire oublier, a cru nécessaire pour relever l'hommz de la ‘ décradation dans laquelle une tyrunnie otise fois séculaire # J'avait plongé, de lui ouvrir à deux battants les-portes du 4 temple de l'instruction ét ne mavqua pas pour mieux y
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