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“parvenir d'obliger les père et mère d’envroger les en- # fants aux écoles élémentaires ; une amende était imposée à ‘ ceux qui négligeaient de faire inscrire les enfants sur le “ régistre de l’école ; les récidivistes étaient punis par la “privation durant dix ans de leurs droits oivignes, La 4 même pénalité frappait les jeunes gens qui à l'ège de “ vingt ans n'avaient pas appris une science, un état ou mn “ métier utile à la société. ’
Poursuivant son idée, le conférencier fit part ensuite à son auditoire des pénalités que propose M. de Girardin dans son livre sur l’Instruction publique en France,
“ Cet écrivain distingné, dit-il, croit qne le meilleur ‘“ moyen d'engager les parents à faire instruire leurs en- “ fants serait de priver de leurs äroits p'itiques tous ceux # qui avant vingt ans ne sauraient ni lire i écrire et oe à ‘“ partir d’une époque définie...
Mais M. Mercier renchérit sur M. de Girardin,
‘ Toutefois, ajoute-t-il, i7 me paraitrait rationel de l’se. ‘ compagner d’une autre pénalité de même genre contre les “ pères qui, à partir de telle époque, ne rempliraient pas les “ conditions voulues par la lois: envoyant à l'école pen- 4“ dant un certain nombre de semaines chaque année ou en ‘ faisant instruire autrement leurs enfants.
‘ De cette manière on atteindrait le véritable coupable ;
car puoir le fils seulement c’est de rejeter sur lui la faute “à Jequelle il n’a voint participé ; mais frapper le père et 4 le fils c’est provoquer leur attention et stimuler leur sèle à “ l'égard d’une obligation qu’ils auront un intérêt égal et: ‘“ récivroque à remplir. ”
Telles étaient les doctrines qui tombaient de la bouche de M. Mercier en 1876, et qu'il désirait incul. quer à la jeunesse de Montréal,
L'année d’auparavant, en 1875, dans un discouts prononcé durant l'élection de M. Workman, à Montréal, et publié dans le Vafional, M. Mercier, avait déjà fait connaître qu'il était en faveur de l'instruc* tion obligatoire, 11 n'avait qu’effleuré le sujet en di-
sant :
“J'aurais voulu parler des réformes qu'il y a à faire dsns
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‘# notre système d'éducation, des mesures qu’il importe d'a “ dopter pour le rendre plus pratique et par conséquent plus “profitable, pour obliger les parents à envoyer leurs enfants ‘# aux écoles élémentaires, examiner avec vous, si le temps “n'est pas arrivé ou si le temps ne viendra pas bientôt où ü “ faudra punir le gardien de l'enfunce qui se montre ind'ffé- ‘rent à son instruction...
Les idées exprimées en 1875 et en 1876 sur l’instruction compulsoire, M. Mercier les répéta cinq ans apres, dans un «‘scours prononcé le 17 juin 1881.
Cette harangue fourmille d'énormités.
“ Ne l’oublions pas, a dit l’orateur, nos défaillances, nos << erreurs, uos écarts, nos bouleversements électoraux, l'im- “ punité des fauies politiques, les dangers des monopoles ‘ dont uous sommes menacés, le maintien de vieilles institu- “ tions dont nous voudrions débarrasser le pays, et enfin la “ puissance ou plutôt la souvercinrté de certaines influences “ qu paralysent, qui étouffint la véritable souveraineté, celle “ du pzuple, tout cela nous 1: üevors au défaut d’'iastruc- “ tion, au manque de connaissance et non d'intelligence de ti ceux qui composent le corps électoral, à l’absence d'une
“ instruction primaire et secondaire suffisamment subven- { tionnée.
“ Comme le dit Emile de Girardin : L'expérience démon- “ tre qae lorsque l'instruction élémentaire est le privilèce
“ de quelques uns et non l'obligation de tous, elle ne fait + que des ViCtiMES....ss se
M. Mercier poursuivant son idée, dit encore :
# Répandre l'instruction primaire, la faire pénétrer dans . “ nos campagnes les plus reculées. vaincre la résistance ou ‘ l'indifférence des parents à proc mer l'obligation de la “ fréquentation des écoles dans «rr'aines conditions voilà # quel est Le premier devoir de nos 'égislateurs.
Puis, après avoir invoqué à l'appui de sa thèse un libre-penseur, M. Prévost Paradol, celui-là même qui s'est suicidé à Washington, M. Mercier l'appelle wwe des gloires vivantes de la France et termine par une tirade qui sent le démagogue en s'écriant :
‘ Laissez-moi done vous dire avec l’auteur des Paroles
4 d'un Croyant : ‘ Vous êtes peuple, sachez d'abord ce que # c'est que le peuple. ”
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