‹ Les principes de la langue latineChapitre 21 sur 27 · LE VERBE · texte numérisé non relu

LE VERBE

De l'Iiifiiiitif.

n faut se rappeler s^ pj^^.^ ^^^ ^^ ^^i ^^^^ L^ géf, ep ^t peut en être considei „^^^^ ^^ . ^^ .^ ^^ ^ ^^^^^ le dat. et le ger. en dum^^^^^^ ^^ ^^^^ j^i^^i ^^^ dira. 9Mendtcupido; le desir ^,^^^,^,^ Habilis dicenè) ; ha*

^ile à parler. Venio adludendum {a) ; je viens jouer. FW mio à îudendo ; je viens de jouer. Agrum colendo aut renando astatem agere ; passer sa vie à ctdtiver un champ ou à chasser. Tout ceci est conforme aux règles que l'on a déjà vues : l'on reconnaît ici le régime du nom et celui à» l'adj. les questions où avec mouvement, d'oît et de quelle ma' nière ?

Voici quelques règles particulières :

I. Si un inf. fr. est sujet ou régime direct d'un autre verbe, '.l se met à l'inf. latin. Ex. Mentir est une chose honteuse ; mentiri est turpe. Je veux étudier ; volo studere. Il aime à rire ; amat ridere. Je voudrais avoir étudié ; vellem studuisse,

II. Le passé de l'inf. en régime du nom se rend en latin jar le part, passé passif. Ex. La douleur d^avoir perdu son

père ; dolor amissi patris. On peut dire aussi : dolor quod amiserit patrem.

III. Lorsqu'un verbe à l'inf. peut se tourner par le part, passé, on le rend en latin par ce temps. Ex. Il veut les aimer ; eos vult amatos.

IV. Lorsqu'un inf. peut se tourner par qui et l'înd. on le rend par le part. prés. Ex. Je l'ai entendu ^ar/er ; loquentem eum audivi.

V. Quand après un adj. un inf. actif peut se tourner par le passif, on le rend par le supin en w. Ex. choses faciles à faire; faciliafactu.

VI. Quand pour avant l'inf. peut se tourner par parce que ou par quoique, il se rend en latin comme ces conj. Ex. Il est mort pour avoir trop bu, (c. à d. payxe quHl a trop 6w;) mortuus est quod pluS' sequo biberif,

VII. Après habere ou esse mis pour habere, l'inf. se rend souvent par qui, quae, quod et le subj. Ex. Je n'ai rien à vous dire ; nihil mihi est quod tibi dicam.

Rem. Quand un verbe suivi d'un règ. dir. doit se rendre par un gérondif, il est toujours mieux de tourner par le part.

(a) On peut employer aussi pour le lieu où l'on va le sapin en um, le gér : en di avec causa, le part, futur, ou wt avec le subj. Ex. Venio Iv^ aum, ludendî causa, lusurus ou tit ludam. L'inf. précédé de pour ou d» à pouvant se tourner par pour, se rend de toutes ces manières, excepta par le supin et le gér. en dL Ex. Il m'a donné des livres à linj 4.*^ iuàà, Ubros Ugendos^ ut illos legerem ou ad legendum.

fut. passif. Ex. Le désir de lire Vhistoire ; cupido legendœ historiœ {mot h mot, le désir de Phistoire devant être lue.) C'est en lisant de bons livres qu'il deviendra savant ; utilibiis Ubris legendis doctus eveniet. (mot à mot, il deviendra savant par de bons livres devant être lies.

Du Participe.

L Quand un part, et un nom peuvent être mis à la place d'un pr. dans une phrase, on les met au cas de ce pronom.

Il en est de même d'un part, et d'un nom qu'on a substitués à une phrase régie par une conj. Ex. Votre mère étant malade, j'ai été la voir ; œgrotantem mafrem tuam invisi, (mot à mot, j'ai été voir votre mère étant malade.) Ayant appelé son fds, il lui dit ; vocato filio dixit (mot à mot, il dit à son fils aijant été appelé.) Les ennemis devant être passés au fil de l'épée, les vainqueurs leur pardonnèrent ; hostibus ferro necandis pepercerunt victores. Comme il allait partir, il apprit cette nouvelle ; jàm ille profecturus nuncium accepit, (mot à mot, il devant partir apprit cette nouvelle.) Pendant qu^il dormait un voleur prit son manteau ; illius dormientis palUum fur surripuit, (mot à mot, un voleur prit le manteau de lui dormant.)

IL Quand un part, et un nom ne peuvent être mis à la place d'aucun pr. dans une phrase, on 'es met à l'abh II en est de même d'un part, et d'un nom qu'on a substitués aune phrase régie par une conj. Ex. Ceci étant connu, ils remirent aux nones de février leur projet de meurtre ; ed recog' nitâ, in nonas februarias consilium cœdis transtulerunt. Medntenant cpie le prince vous favorise, usez de la fortune ; Xïhïnunc favenie principe, fortunâ utere.

Rem. Si un verbe manquait du part, latin, il faudrait tourner par lorsque, quoique, puisque, &c. selon le sens. Ex, Fabius étant augure, osa dire ; Fabius, quîim esset augur» dicere ausus est. Il n'a rien à craindre, étant aimé et favorisé du prince ; nihil illi timendum est, siquidem illum amat princeps ilUque favet. On peut toujours se servir de cette tournure.

III. Le part, passé précédé du vebre être, s'il n'est' pas luivi d'un régime, souvent ne marque pas un verbe passif mm l'état du sujet. Les temps du verbe être se rendent

•alors par les temps correspondants du verbe esse, Ex. Le voleur est pris ; fur captus est. Cette lettre était déjà écrite ; |àm scriptœ erant ilke litterae.

IV. Il ne faut pas confondre avec le part. pr. certains adj. qu'on appelle verbaux, parce qu'ils viennent des verbes. Les part, ont les mêmes régimes que les verbes dont ils se forment et marquent comme eux une action ou une opération de l'esprit. Les adj. verbaux au contraire régissant toujours le gén. et ne mar((uent qu'une qualité, une aptitude. Ainsi bibens vinmn siff.iilie simplement un homme qui boit du vin, mais bihsns vini signifie un buveur, un homme qui boit hxibituellemenl du vin.

Impératif.

ï. Quand on commande de faire l'action, on se sert de l'impér. et quelquefois aussi du subjonctif. Ex. CommeU' ce, Damœtas ; incipe ou incipias, Damœta. QuHl parte le traître ; abito ou abeat proditor. Gardez-vous de trop avancer ; parcite nimiùm procédera.

II. Quand on défend de faire l'action, on met ne avant l'impératif ou le subj. si le verbe latin ne renferme aixiune négation ou n'est accompagné d'aucun mot qui en rrtiferme une. Ex. ne mentez-pas; ne mentire. QiiHl r^ trompe personne; neminem falîito ow f allât. JYejou&P^Sî noJi ludere. JVe jouez pas ; nolite ludere.

Accord du verbe avec son ^\jet.

Le verbe latin s'accorde avec son sup ^e la meMe ma. nière que le verbe fr. (voir h gr. fr.) <^n observera seulement qu'après les noms co-^iectifs on ^^t mettre le verbe au plur. quoique le sujet ^it sing. >nsi l'on dit également, turba mit ou turba y^unt; la foui- se précipite.

Phrasf^-sujets.

Quel<î^efois une phra?^ entière est le sujet d'un verbe. Ex- Jfl ^st certain quHIpart. Il est utile qu'il parte. Pour , cette dern. ph. par e.i. si l'on demande ; qui cst-ce qui egt utikl Ou ïé^. quHl parte.

Ïl2

D y a la ph. sujet de narration et la ph. sujet de désir» (Voir les ph. rég. dont le3 règles sont les mêmes que celles des ph. sujets.)

Phrases-rêoîmes.

Quelquefois une phr . ut" r- est le rég. d^un verbe. Ex. Je pense quHl vient. Je dé.'?ire qnHl vienne» Si l'on demande, je pense quoi ? on répondra, qu'il vient. Je désire quoi? on rép, qu'il vienne. On appelle ces sortes de ph. phrases régimes de narration et ph, rég, de désir,

Phrase-rêoiine de narration.

La ph. rég. de narration a lieu, quand le premier verbe rapporte simplement la chose. Ex. Je crois partir demain. Je crois qit'il vient. En latin on tourne par l'inf. lorsque le verbe français est à un autre temps. Je crois lui venir, .

Règle. Ainsi le sujet de la phrase rég. de narr. devient le rég. direct du 1er verbe et le 2e verbe se met au pr. au passé ou au fut. selon que l'action qu'il désigne est présente, pas.-ée ou future par rapport à celle du 1er verbe. Ex. Je crois quHl vient ; credo cum venire. Je croyais quHl venait ; credebt-m eum venir e. Je crus qu'il venait ; credidi eum venire. J'avais cru qu'il venait; crcdideram eum ventre. Dans touits; ces ph. les act. marquées par les deux verb. se foût ou ont lé faites dans le même temps.

J© croyais t^i'// était venu, (tournez je croyais lui être ve^ nu ;) credebam eum venisse. . J\' vais cru qu'il était venu ; credidtram eum t>)iisse. Je crois qu'il venait^ qu'il vint ou qu'il éla'i venu ; o^Jq eum venisse. Dans ces ph. les actions marq;ées par ly; 2e ver'oes sont passées par rapport à celles qui, soat dcsignug par les -premiers.

Je crois qu'U viendra.^u'il vienûrnit^ (tournez je crois lui devoir venir ;) credo tum ^enturum esi^,. Elle croit venir demain , crédit se cras ve7U,ram esse. î'ai cru que votre frère serait récompensé ; crediu A-rJrem ^wmr» ^raemiis donor tum in. Ici les actions marqueta par les 2d ver»,^^ sont encore à faire par rapport à celles qu sont désiguéec par les premiers.

Rern. lo. On met le 2d verbe au futur passé, si Paction qu'il désigne est tout à la fois passée par rapport au premier

verbe et future par rapport à une condition. Ex. Je crois que vous auriez été loué de tout le monde, si vous V aviez fait^ (tournez je crois vous avoir dû être loué, &c.) credo te ab omnibus laudandum fuisse, si id fecisses. Ici l'action d^être lov^, est passée par rapport à celle de croire, et future par rapport à la condition si vous Vaviez fait,

2o. On tourne par fore ut, futurum esse ut, il arrivera que ; futurum fuisse ut, il serait arrivé que ; avec le subj. quand le verbe latin n'a pas de futurs à l'inf. Ex. J'espère que vous aurez honte de votre ignorance ; spero fore ut ou futurum esse ut te tuae ignorantiœ pudeat. J'espérais que vous auriez étudié l'histoire ; sperabam futurum fuisse ut historisD studeres. Il faut encore tourner par fore ut, &c. lorsque l'action du 2d verbe, future par rapport à celle du premier, est passée par rapport à quelque membre de la phrase. Ex. Je ne crois pas qu'il ait terminé cette affaire, lorsque son père viendra ; non credo fore td rem conficerit, quùm venerit^ pater. On peut touj, se servir de la tournure par fore ut, &c. lorsque le v. doit se mettre au futur.

Phrase-régime de désir.

La ph. i"^g. de désir a lieu, quand le premier verbe marque le désir, la Crainte, le doute, &c. que li chose se fasse ou ne se fasse pas. Le second vejbe se met toutours au subj. avec îd, ou ut >e, si l'oi> désire qu'elle ne se fasse pas. Ex. Vous appréhendez de It voir et moi de ne le pas voir ; id paves ne videas tu illum, tgo autem ut videam. Voici à quel temps du subj. il f^ut placer le 2d verbe.

I. Lorsque le ler verbe est au pr. absolu ou au futur, le 2d verbe se met : lo au pr. abs. pour une action future par rapport à celle du ler verbe. Ex. Je conseille qu'il vienne ; suadeo ut veniat. Je consillerai qu'il ne vienne pas; suadeho ne veniat. 2o. au passé du subj. pour une action passée par rapport à celle du ler verbe ou a quelque membre de la phrase. Ex. Je crains qu'il n'ait pas terminé cette affaire ; timeo ut rem conficerit. Je désire qu'il n'ait pas terminé cette affaire, avant qu'ils soient arrivés ; cupio ne rem priùs conficerit quàm advenerint,

II. Lorsque le ler verbe est k tout autre temps, le 2d v. se met : lo au pr. relatif, pour une action futur© par rapport

à celle du 1er verbe. Ex. Il veillait à conserver sa santé ç curabat ut servaret valetudinem suam. J'ai craint d'être châtié ; timui ne castigarer. 2o au plus que-passé, pour une action passée par rapport à celle du 1er v. ou à quelque membre de la ph. Ex. J'aurais craint qu'ils ne fussent pas revenus, si, &c. timuissem ut rediissent; si, &c.

Manière de rendre de ou que après certains verbes.

I. Après douter, l'unipers : tenir à et les v. qui signifient défense, obstacle, empêchement, s'ils sont accompagnés d'une négation ou d'une interrogation, \e*que ou le de s'exprime par quin ou qiiominiis avec le subj, Ex. Il ne tiendra pas à moi que la chose ne se fasse ; per me non stabit quaminus id fiât. Qui Vemj^êchait de se porter bien 1 quid obstabat qnominùs valeret ? Je ne doute pas qii'eWe ne vienne bientôt ; non dubito quin brevi ventura sit.* Mais on dira, id impedivit ne proficiscerer ; cela m'a empêché de partir, parce que le 1er v. n'est accompagné ni d'une nég. nî d'une inter. Dans ce cas avec douter le que se tourne par si et s'exprime per an ou uiriim avec le subj. Ex. Je donfe gw'il se porte bien ; dubito an valeat»,

II. Ces façons de parler : je ne jniis in'empêcler de;fene saurais me défendre de se rendent par wn poss^^n quin avec le subj. ou par non possum non avec l'infinifef. Ex. Je ne saurais me défendre de parler ; non possum quin loquar, ou non possum non loqui.

Mais si le premier verbe n'état pas accompagné d'une négation, s'il y avait par ex. rouf pouvez vous défendre de parler, ou ne pouiTait mettre ç\uçpotestii non loqui et jamais quin. *

III. Si de ou que peut se tourner p£r de ce que, on le rend par quôd. Ex. Je me repeas de vcus avoir offensé ; inft psenitet quod te offenderim.

* Si après un verbe qui marque du coûte, le 2d v. désigne im fut. on traduit alors par le part, futur et les t^mps du verbe tsse. E.c. J» ne doutais pas qu'elle ne vînt bientôt ; non dubitabam quin brevi veniurtL esset (c.à.d. qu'elle ne fût devant venir bientôt.) Si le 2d verbe n'arait pas de futur, il faudrait le mettre au subjonctif, avec un adverl^e maj^ quant le fulur.

IV. Après attendre^ que se tourne par jusqiCà ce que et s'exprime par dùm ou donec avec l'ind. ou le subj. Ex- J^attendrai que mon père soit de retour ; expectabo donec redierit pater meus.

V. Après être cause on exprime que par cur avec le subj. Ex. Cela sera cause qu'ail partira ; id causa erit cur proficiscatur.

Rem. Après quin, quominîis, an, utrùm^ &c. on voit que, le verbe se met au même temps que dans la phrase-régime de désir.

REGIME IJVDIRECT.

Questions de quelle manière, etc,

I. Quand un adj : au positif, ou un verbe est suivi d^Uii nom marquant la mesure, Vespace ou la distance, on met ce nom à l'ace, ou à j'abb. Ex. Haut de six pieds ; sex pedibus ou sex pedes alhis. Québec est éloigné de soixante lieues de Montréal ; Kebeccum sexaginta leucas ou sexaginta leU' cis distat Marianopoli.

Rem. si l'ad. était au comparatif, le nom ne pourrait se mettre qu'à Fablatif. Ex. Il est plus haut de cinq pieds quinque pedibus altior est.

II. Quand un nom signifie le lieuprécis où une chose est aiTivée, on le met à l'ace, avec ad, ou simplement à l'abJ. Ex. Il campa à 3 lieues de la ville ; castiaposuit tertiam ab urbe leucam ou tertiâ ab urbe leucâ.

III. Le nom qui marque combien de temps une chose a duré ou durera se met à l'ace. Ex. Il parla Vespace de trois

heures ; très horas ou tribus horis locutus est.

C'est la même règle pour le nom qui marque depuis com^ bien de temps une chose se fait. Ex. Il y a 3 ans quHl règne ; tertium anniim ou très annos régnât. Il parle depuis deux heures ; secuudâ ]?im. horâloquitur.

Si le nom marque depuis combien de temps une chose s^ est faite , on ajoute l'adv. abhinc. Ex. Il y a deux ans quHl est parti ; duos abhinc annos ou duobus abhinc mmis profec tus est,

IV. Le nom qui marque en combien de temps une chose fie fait, s'est faite ou se fera, se met à l'ace, avec inira. Ex,

«a LES PRINCIPES

J^acheverai cet ouvrage en six mois ; intra sex menses opua absolvam.

V. Le nom qui marque le temps après lequel une chose se fera, se mot à l'ace, avec post. Ex. Il viendra dans trois ans ; post très annos veniet.

Rem. IjCs diff. Ex. ci-dessus indiquent assez en quelle occasion il faut faire usage des nombres ordinaux plutôt que des cardinaux. Il suffit de faire remarquer que généralement on emploie les premiers en latin, quand le nombre cardinal peut se tourner par le nombre ordinal, comme dans cet exemple : il est né le trente-un de Mars de l'an mil huit cent dix-sept ; natus est die trigesimâ prima mensis martii, millesimo odingentesimo décima. On peut dire ici il est né le trente-unième.

Esse, tfibaere, vertere &c.

Esse mis pour afferre et souvent tribuere, vertere &c. veulent après eux deux datifs. Ex. Cela me causera de la douleur ; hoc erit mihi dolori. Ils lui font un mérite de ses fautes mêmes ; laudiilli trihuunt &c, ipsas culpas.

Celare, poscere, docere & rog-are.

Avec ces verbes le rég. direct se met à l'accusati. Ex. Ils ne vous demandent que la vie, te solam viiam poscunt. Je ne vous ai demandé qu'une chose ; unum te rogavi. Le rég. direct de ces verbes est le nom de la personne, l'autre ace. est régi par ad sous-entendu. C'est pourquoi, si l'on tournait par le passif, il faudrait prendre le nom de la pers. pour en faire le sujet, Ex. Rogatus es me unum.

Miseret, psenitet, piget, pudet & tsedeL Les verbes unip, miserere, avoir pitié ; pœnitere, se repentir ; pigere, se lasser, pudere, avoir honte, tœdere, s'ennuyer, veulent le sujet de la ph. fr. à l'ace. & le rég. ôu gén. Ex. Mon frère a eu honte de sa négligence, frc^ trem meum puduit suœ negligentiœ.

Rem, 1 ® . Ces verbes sont composés du verbe tenere et des noms miser atio, pœnitentia, pigritia^pudor et ^œdiumqui «ont les vrais sujets. Ainsi cette phrase yra/re»» meum puduil fiMB wgligtnti(& équivaut à celle-ci ; pudor suoi negligcnidm

tenuit fratrem meum^ la honte de sa négligence a tenu m(ftj frère.

2 '^ . Si le rég. est un verbe, on le met à Pinf. Ex. Je n'aurai pas honte de le dire ; non me pudebit hoc dû cere.

3 "^ . Les verbes dont l'action peut être faite par les sujets renfermés dans les verbes miseret <^'C. deviennent euxmêmes unipersonnels. Ex. : mon frère commence à avoir honte de sa négligence ; incipit fratrem meum pudere suae negligentiœ. On peut dire pudor incipit fenere meum fratrem. Mais il faut dire, frater meus vult pudere mœ negligentiœi parce qu'on ne peut^'pas^dire pudor vult &c. La honte ne peut pas vouloir.

Verbes passifs.

Nous avons vu dans la 1ère partie que le rég. des v. passifs se met a l'abl. avec à ou ab. plusieurs verbes passifs cependant tels que probor, videor, dicor, et les part, en dus, da, dum veulent mieux leur rég. au datif. Ex. Ce sentiment est approuvé de tout le monde ; sententia omnibus probatur.

Changement d'Actif en Passif ou de Passif en Actif.

ï. Il faut changer l'actif en passif, pour éviter l'équivoque. Ainsi dsins cette ph. je crois que Pierre aime Paul, au lieu de dire, credo Petrum amare Paulum,on dira : credo Paulum ctmari à Petro, parce qu'on ne verrait pas qui de Pierre ou de Paul fait l'action d'aimer.

II. Il faut changer le passif en actif, quand le v. passif fir- est dép. ou neutre en latin. Ex. Les gens audacieux sont BOVixeni favorisés par la fortune ; sœpe fortuna audaci» bus favet. Sa probité est admirée de chacun ; quisque il» lius probitatfîm miratur.

^ Rem. On voit que pour changer l'actif en passif ou le passif en actif, OL fait du sujet le régime et du régime le 8U-

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