POUR LA VIE
aussi a-t-il fini par céder lui-même à la logique de ses disciples raonistes.
Il y a une autre question sur laquelle le naturaliste philosophe cède visiblement plus aux doctrines répandues qu'il ne suit ses propres prémisses. En efl"et, celles-ci mènent à concevoir un arbre de croissance de l'ensemble des êtres, où se dessinent, à partir du tronc commun, la divergence des caractères et le renouvellement successif des formes spécifiques. Aucun cataclysme total n'a d'ailleurs désolé le monde dans le passé; la géologie permet presque de l'assurer. Les espèces aujourd^iui régnantes descendent ainsi des espèces éteintes et des plus anciennes, dont elles ont perdu la ressemblance. Mais ni la concnrrence pour la vie ni la sélection naturelle n'ont dû plutôt garantir l'élévation et le progrès des types que servir à leur décadence. Ces causes, ainsi que les faits observables à l'aide desquels on peut en apprécier l'action, sont également aptes à contraindre un végétal, un animal, à s'élever ou à s'abaisser, selon les cas, dans ses fonctions et dans ses organes. Le système doit donc avouer, et il avoue que des rclrogradations sont possibles, et aussi ([ue la masse immense des formes inférieures ne progresse point ou ne progresse plus, n'ayant nulhesoin de progresser 2wur continuer d'être. Mais alors pourquoi parler d'un progrès continuel vers la perfection ?
QUESTION \)\' PKOGIIÈS OXTOGÉNIOUE.
Cette thèse du progrès, fondée si peu piofondément et si peu garantie, est elle-même bien faiblement accentuée pour nous, quand nous plaçons la perfection relative d'un être dans le fait de la spécialisation de ses fonctions, indépendamment de l'énergie et de l'intensité avec lesquelles il réalise son type, et quand nous envisageons dans l'avenir Tenvahissement probable des espèces les plus communes et les plus humbles. Enfin, il n'y a que la question des origines et des fins humaines qui puisse donner au progrès son sens moral, le seul qui soit bien intelligible.
Observations et développements.
Question rlii progrès ontogénique.
Parmi les naturalistes hautement compétents à qui on puisse recourir pour s'informer de la signification d'une loi de progrès des êtres, considérés à difi'érentes époques géologiques, il est à propos de s'adresser à ceux (jui ont eu les vues les plus oi)posées sur la cause de ce progrès, et de comparer leurs définitions. Ces dernières sont à peu près les mêmes chez tous, et elles sont peu satisfaisantes pour le philosophe.
Le savant qui a principalement attaché son nom, îiprès Cuvior, ù l'hypotlièso des grandes révolutions
QUESTION DU PR001U:s ONTOGENIQUE.
du globe et de la pluralité des actes créateurs, Agassiz, ardent partisan de la nature comme œuvre de Dieu, devait être disposé à admettre une progression dans la succession de ces actes. Il ne l'entendait cependant point dans le sens auparavant reçu et qui conviendrait le mieux, semble- t-il, à l'idée de progrès, si on pouvait le soutenir. « Les géologues et les paléontologistes croyaient naguère encore, dit-il, que les animaux inférieurs avaient fait les premiers apparition sur la terre, et qu'après eux s'étaient successivement montrés des types de plus en plus élevés, jusqu'à ce qu'enlin l'homme couronnât la série... On reconnaît aujourd'hui que, tout au contraire, il a existé simultanément dans les formations géologi([ues les plus anciennes, des représentants de nombreuses familles appartenant aux quatre grands embranchements du règne animal. Je me souviens pourtant d'avoir entendu les grands géologues contemporains alfirmer que les Coraux avaient été les premiers habitants du globe, qu'après eux les Mollusques et les Articulés étaient venus, et que les Vertébrés s'étaient montrés seulement bien plus. tard... Les naturalistes savent tous aujourd'hui que ni les Rayonnes, ni les Mollusques, ni les Articulés n'ont eu, quant ù la date de leur première apparition, de priorité les uns sur les autres. Quelques auteurs soutiennent bien encore que l'origine des Vertébrés est de beaucoup postérieure, mais il est universellement admis que des animaux de ce
QUESTION \)V PlU)(;iîKS OXTOGEXIOUE.
type existaient déjà vers la lin de la première grande époque de riiistoire de notre globe. Je crois qu'il ne serait pas diriicile de démontrer par des considérations i)liysiologi(iues que la présence des Vertél)rés sur la terre date d'une é}>0({ue aussi reculée que celle de n'importe quel des trois autres grands types du régne... »
Ce n'est pas tout; suivant Agassiz, ce ne sont pas seulement ces types qui ont été déterminés dés l'origine, ujais encore les modes cV exécution de chaque idan ont été arrêtés : les caractères de classe, de famille, de genre et d'espèce l'ont été : seules les complications de la structure ont îoviwd^ dans chacune des divisions naturelles^ des variations graduées, successives, d'époque en époque, et réalisant ensemble un progrés prémédité, jusqu'à l'homme qui est la lin dernière et n'admet plus de perfectionnement i)Ossible que pour l'intelligence et la moralité.
Le progrès porte donc exclusivemcîit sur les particularités de structure des animaux, et il n'est pas aisé, dit Agassiz, de marquer entre eux des degrés de supériorité et d'infériorité en les comparant d'embrancliement à embranchement; ou même de classe à classe. Ce n'est (ju'en descendant aux ordres ou familles, qu' « on peut diiïicilement mettre en doute que la gradation, dans chaque classe, entre ces divisions naturelles, ne soit véritablement l'essence de cette sorte de groupes ». Mais dans ceux-ci, et dans certaines classes seulement parmi les vertébrés « il
QUESTION DU PllOOKES ONTO(;i<:XTQUE.
y a un parallélisme très rigoureux entre leur ordre de succession et le rang relatif à assigner aux animaux du même type actuellement vivants (1) ». On ne voit pas ({ue le naturaliste ait essayé de justifier la vue, d'ailleurs commune, suivant laquelle la complication de la structure suflirait pour constituer une supériorité, et, dans le passage de certains animaux à d'autres (|ui leur sont antérieurs, um ijrogrcs.^ an dépit du principe de l'économie des moyens en toute œuvre d'art, et de l'obscurité qui couvre le rapport d'une organisation plus ou moins complexe avec l'instinct et l'intelligence. On regrette de manquer d'une règle précise &' assigner les rangs dans un môme type et souvent même entre des types dilférents.
En opposition parfaite avec Agassiz. qui croit que les espèces, les genres mêmes, aussi bien que les groupes plus conqjréhensifs, sont tous des coupes réelles elfectuées à l'origine dans le plan divin, et immiscibles entre elles, on peut mettre ILeckel, au dire de (jui sept grandes divisions qu'il reconnaît du règne animal, et les embranchements qui s'y sont produits, forment un arbre généalogique unique provenu tout entier des « monères animales nées par génération spontanée ». Ce dernier naturaliste prend cependant, comme le premier, le caractère du progrès dans la couiplication relative de la structure.
(1) A.i^assiz, T)c f espèce et de la classification en zoO' U)(jie, i>p. ;J2, '](), 17)0.
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OUESTIOX DU PROGUÊS OXTOCiÊXlQUK.
Chacune des sept .livisiotis est « caractérisée i^ar un pla» de structure tout à fait spécial » ; mais cette spécialisation n'empêche ni la descendance commune, ni la loi de proyrùs el de perfectîonnemeni {(eleiôsh'} : au contraire. Cette loi s'ajoute à celle do la (Ufférenciatum, ou division du travail, ou imll/morphisme(diver(/ence des cavaclères de Darwin) et est comme elle une conséquence de la sélection naturelle dans la lutte pour l'existence.
« Depuis lepoque, perdue dans la nuit des temps, où la vie a débuté sur notre planète par la production spontanée des monéres, les organismes de tous les groupes se sot.t constamment perfectionnés dans l'ensemble et le détail ; à chaque étape, ils ont atteint un plus haut degré de développement. La multiplication perpétuellement croissante des formes vivantes s'accompagnait toujours d'un progrès dans l'organisation. Plus on pénétre profondément dans les roches géologi-iues où sont enfouis les restes des animaux et des végétaux éteints, plus ces débris sont anciens, et plus il y a de simplicité, d'uniformité, d'imperfection dans leur conformation. Cela est vrai des organismes en général et aussi de tous les groupes grands et petits. .. L'auteur excepte seulement de la loi do perfectionnement quelques formes rétrogrades isolées (1).
Il serait dilUcile de citer un exemple de loi, réelle
(1) liiFckol, Histoire de la création des êtres ornanisés pp. 00, m-i'ù, 436 de la trad. frang.
(iCKSrioX DX' TROGI^KS ONTOGKNIQUF..
ou prétendue, exposée plus incorrectement, puisque l'auteur, parlant de loas les (/roupes et des organismes en fjénéral, dans les deux règnes, ne tient nul comi)to des classes et familles si ronsidéraldes qui, appartenant aux formations les plus anciennes, survivent dans leurs formes relativement élémentaires sans éprouver le l)esoin <le varier. Au reste, il ne s'.agit pas de contester à des naturalistes le droit de constater, autant que les observations ontologiques les y autorisent (et sans anticiper trop sur les faits, s'ils peuvent s'en défoudre), l'existence d'une progression de certains organismes en différenciation et comi.loxité, correspondante à la succession chronologique des roches. Mais on peut remarquer .lu'en appe'lant une progression en ce sens un progrès, ils entrent dans un ordre d'idées étranger à leurs études ordinaires et qui exigerait des analyses particulières
et difliciles.
Darwin, avec sa grande et rare bonne foi scientifique, ne s'était pas dissimulé, lui, l'objection qui se tire, contre la loi de perfectionnement, du fait que certaines formes se perpétuent invariablement et que d'autres môme se détériorent. Il s'exprime d'abord comme s'il allait, sans réserve, conclure cette loi de celle do la sélection naturelle : » Si nous prenons comme critérium do l'organisation la plus élevée la somme de dilïérenciation et de spécialisation des organes dans l'être adulte (I) (ce qui comprend le déve- " (1) Darwin voit donc bien que l'adoption de ce critérium
QUESTION DU PUOdUES OXTOGEXIQUE.
QUESTION \n' lMlO(Uii:S ONTOGÉNIQUE.
loppement du cerveau au point de vue intellectuel) (1), la sélection naturelle amène évidemment à un perfectionnement progressif; car, tous les physiologistes admettant (jue la spécialisation des organes, en tant (ju'elle les rend plus propres à remplir leurs fonctions, est un avantage pour tout être, toute accumulation de variations tendant à déterminer une spécialisation sera donc du ressort de la sélection naturelle. » Mais Darwin ajoute, ce qui nuit singulièrement à sa conclusion, qu'il est aussi « parfaitement possible que la sélection naturelle puisse graduellement adapter un organisme à des situations où certaines de ses parties deviennent superllues ou inutiles : cas dans lequel il y aurait rétrogradation réelle daïis l'organisation ». Puis, il se pose l'objection tirée de l'existence de la foule immense des formes qui n'ont ni progressé, ni disparu exterminées par la concurrence vitale des formes supérieures. Lamarck, partisan d'une tendance innée, inévitable vers la perfection de tous les êtres organisés, croyait que les formes inférieures s'engendrent encore aujourd'hui spontanément. Cet argument
n'est pas forcée. Il faudrait iixer le sens du mot élevé, sans pétition de pnncipe.
(1) Vlais A. -II. Wallace a soutenu par des raisons très fortes qu un développcuient cérébral, qui, au point de vue intellectuel, dépassait de beaucoup les besoins et l'utilité des premiers hommes, n'a pu être pour eux un cllét de sélection naturelle. Au point de vue nioraU il ne pouvait même être que nuisible.
n'est plus de mise, et Darwin pense simplement que les classes d'êtres placés dans les conditions de vie les plus élémentaires sont exemptes des variations (lue produisent les dilférences individuelles accumulées, par la raison qu'une organisation élevée ne saurait pour eux « être d'aucun avantage ni avoir aucune utilité » ; elle pourrait même leur nuire, dit-il. Il ne juge pas à propos de recourir à des principes hypotliéti.iues, à la suite de H. ripencer, alln d'expli(iuer comment le progrès s'est fait, quoi-iue les êtres du bas de l'éclielle n'eussent pas, comme ils n'ont pas encore, un intérêt à progresser. 11 aime mieux s'en tenir aux faits et confesser son igno-
rance (1).
\illeurs, il maintient son alVirmation de la prooression des espèces, à titre de résultat vériliable des sélections, et presque comme leur conséquence nécessaire (2) : « Les habitants .le chaque époque successive de l'histoire du globe ayant du vaincre leurs prédécesseurs dans la lutte pour l'existence, occupent de ce fait une place plus élevée qu'eux dans réclielie de la nature, leur conformation tendant gé.iera- Kment à devenir plus spécialisée; ce fait rend compte de l'idée admise par la plupart des paleontoUvnstes, que, dans son ensemble, l'organisation a progressé. .. Mais la possibilité des rétrogradations,
,], Darwin, VOrigine des espèces, p. l:W-l:J4, l.ad. Mou-
luii''-
[;i) Id.y ibirl., \>. o"/3 et ôoô.
OUESriOX DU PHOriHÈS OXTO(îÉNIQrE.
la réalité, qu'on ne peut méconnaître, de la fixité de tant de formes inférieures retiennent Darwin d'admettre une loi propre de perfectionnement. « Quoique nous n'ayons point de bonnes preuves de Vexisfence d'une tendance innée des èlres organisés vers un développement pirogressif, ce dernier est un résultat nécessaire de faction continue de la sélection naturelle, comme ^'V^e cherché à le démontrer. » — Continue^ non, car il a précisément admis le contraire. — « La meilleure délinition qu'on ait donnée de l'élévation à une plus oraiide liauteur des types de l'organisation repose sur le degré de spécialisation ou dilFérenciation (^ue les organes ont atteint : et cette division du travail paraît être le but auquel conduit la sélection naturelle, tendant îi amener les parties ou organes à acco^nplir d'une manière toujours p)lt's efficace leurs diverses fonctions. »
Ce dernier trait nous mène droit à voir coml)ien l'idée de progrès a été appliquée avec peu de réllexion ])ar les naturalistes. En eifet, si nous prenons en elles-mêmes cette idée et celle de la i)erfection, (juoique relative, dont elle dépend, — c'est ce(pfils semblent n'avoir pas fait, — nous reconnaîtrons (ju'on doit distinguer profondément entre la spécialisation, qui est relative à l'adaptation de l'organe à une fonction déterminée que les circonstances comportent, et cette fonction même, qui, en soi, peut être moins élevée tout en s'accomplissant d'une ma-
OUESTION Dr PROGRES ONTOCiÉXlQUE.
nière plus efficace. Et cette distinction est croisée par une autre, aussi très importante, entre les organes, dont il peut arriver que les uns soient modiûés pour une fonction plus haute et d'autres pour une plus Lasse, dans la comparaison de dilïérents êtres ; en sorte que le progrès, si progrès il y a, n'est pas simple et uniforme, mais positif ici, et là négatif. Enûn la différenciation et la complexité peuvent s'accroître dans l'ensemble, et telle spécialisation diminuer de la fa.-on la plus grave. Toutes ces remarques ne se renferment pas dans les limites d'un ordre ou d'une classe, elles portent jusque sur les embranchements. De nombreux Articulés avec leur puissance de locomotion aérienne, ou avec leurs étonnantes facultés sociales et la force de leurs instincts, réalisent, par rapport aux Mollusques, des progrès qui non seulement ne se retrouvent pas chez beaucoup de classes de Vertébrés (Poissons, Reptiles, Mammifères mêmes, sauf, en ce qui concerne le vol, chez la Chauve-Souris), mais encore qui sont, en certains cas, remplacés par des caractères tout opposés, comme chez des ordres d'animaux mammifères qui renferment tant de sujets peu avantagés du côté des fonctions locomotives ou de celui des aptitudes sociales.
Tout penseur qui ne doiuiera pas au mot ï>ro(jrès. le sens technique, étroit et arbitraire, accepté, comme le dit Darwin, par lous les physiologistes, seront frappés, à n'examiner la composition que d'une seule
Qri:sTi()x J)ï: puocîhks ontogeniquk.
OUESTIOX DV PUOGUÈS OMOGÉMQUE.
classe, celle des mammifères, de rextrèmo inégalité de développement, au sens complet ot élevé de ce dernier mot, que présentent des animaux de cette classe.
La taupe et le cliien, ou le loup, peuvent être aussi bien faits l'un (pie l'autre, eu égard à ce que leurs organes sont spécialisés en rapport avec leurs fonctions : mais leurs organes, leurs fonctions et leurs aptitudes dilterent grandement, ditFèrent bien [dus qu'entre la taupe et certains reptiles, entre le chien ou le loup et certains oiseaux. Ces deux animaux, presijue identiques, et peut-être issus de communs ancêtres, nous offrent une autre sorte de diversité dont le zoologiste peut l)ien ne pas tenir compte, mais qu'il ne peut point ignorer, ni regarder comme sans rapport aucun avec l'idée de perfection. Un cheval et ui] lion, un cerf et un tigre, une girafe et un ours, un singe et une baleine, etc., sont des êtres 1)ien divers et opposés en des (pialités essentielles. Kt si nous passons à riiomrne, qui appartient, lui aussi, à cette classe, nous nous trouvons tout à coup en présence de fonctions nouvelles : — la parole, issue de la puissauce des concc[)ts, la notion de la liberté, la réilexion sur les })ossibles, et certaines espèces d'émotions et de sentiments, — dont on ne parvient ni à découvrir des formes premières ou de transition dans aucune autre classe d'animaux, ni à expli(pier l'origine par la voie des sélections naturelles.
En résumé, Texistence du progrès du règne animal à travers les âges géologitjues exigerait pour être
constatée, deux conditions : 1» un- critère de lu perfection relative des animaux, avec leur classilicatiou faite en conformité de ce critère et par son application ; 2» une autre ciassilication <iui devrait être concordante avec cette dernière, et dans la<iuelle les espèces seraient disposées suivant l'ordre de leur apparition sur le globe. Or, ces conditions ne sont même pas remplies encore en remplaçant l'idée de perfection et d'élévation de fonctions par celles de la différenciation des oroanes et de leur adaptation aux fonctions <iuelles qu'elles soient. La question principale subsiste à plus forte raison, et on ne peut seulement pas dire qu'elle soit posée pour les naturalistes. Ils semblent exclusivement disposés, même les plus finalistes d'entre eux, à admirer l'ctonnaute variété des lins et des moyens en discord et en lutte, et la merveilleuse virtuosité d'exécution des icuvres de la nature pour toutes les sortes d'emplois possibles. C'est là un point de vue qu'on peut dire opposé à celui de la perfection, et, par conséquent, du progrès des parties de cet ensemble.
" J'ai pris, sur ce sujet, mes exemples dans la zoologie. J'en aurais trouvé d'analogues dans la botanique, où il ne me semble pas non plus que les diverses .lualités .lu'on peut réunir sous le chef de la perfection se rencontrent toujours en coïncidence avec la complication de structure et la dilVérenciation plus grande des organes.