‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 110 sur 199 · DANS LES PHÉNOMÈNES EMBRYOGÉNIQUES · texte numérisé non relu

DANS LES PHÉNOMÈNES EMBRYOGÉNIQUES

succession des êtres qui furent leurs représentants aux épo(iues géologiques écoulées. Aussi loin qu'on aille, les représentants primitifs de chaque classe peuvent être regardés comme les types embryonnaires de leurs familles ou de leurs ordres respectifs existant de nos jours (1). » Ces mots essentiels : de chaque classe, nous rappellent que, dans sa théorie, Agassiz ne faisait porter les modifications créatrices progressives que sur les ordres ou familles, et n'admettait point de progrès dans les types de classe, au moins d'une manière générale. A ladillërence près de l'explication, Darwin s'ex[.rime dans les mêmes termes (2) : « La conformation de l'embryon nous montrant généralement d'une manière plus ou moins nette ce qu'a dû être celle de l'ancêtre moins modifié et très ancien, nous pouvons comprendre pourquoi les formes éteintes et remontant à un passé très reculé ressemblent si souvent aux embryons des espèces actuelles appartenant aux rncuies classes. Agassiz regarde comme universelle dans la nature, cette loi qui, dans l'avenir, sera, je l'espère, démontrée vraie dans la plupart des cas... L'embryologie acquiert un grand intérêt, si nous considérons l'embryon comme une imiige plus ou moins obscurcie de l'ancêtre commun à l'état larvaire ou adulte, de tous les membres d'une même grande classe (3). »

(1 Agassiz, De l'espèce et de la classification, p. 175-182. (2; Darwin, ÏOrigine des espèces, p. 473. (o) Id., ihid., p. iG'-i.

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