LA DEFINITION DK L ESPECE
représenteyit^àQ même ç{\ie^ pendant qu'Us existent^ ils représentent leur espèce au iuornent actuel^ 7nais ne la constituent pas. Ainsi envisagés « ils réassument, suivant lui, toute leur dignité; ils cessent d'être absorbés dans l'espèce pour en constituer simplement la représentation sans être rien par eux-mêmes. Au contraire il devient évident, à ce l>oint de vue. que l'individu est, poui* l'heure présente, le glorieux porteur de toutes les richesses que l'inépuisable fécondité de la nature prodigue à la
vie ».
On dirait peut-être plus exactement, à ce point de vue, que l'individu, sans devenir pour cela quel- (|ue chose de plus par Ini-rnènie^ éphémère qu'il est et borné an moment actncl,e^t absorbé dans la vie (ju'il représente tout entière, au lieu d'être absorbé simplement dans l'espèce, suivant la commune opinion de tant de naturalistes ; et cette conclusion rejoint philosophiquement, d'une manière fort remarquable, celle qui se tire du point de vue opposé, c'est-à- dire de la théorie de la descendance. Les partisans de cette dernière sont des négateurs de la s[)écilicité, ({ui font porter tous les individus à l'arbre généalogique unii^ue de la vie: leur adversaire est un négateur de la s[»éciHcité, (jui les réunit tous en les distribuant dans un plau général de classillcation réaliste où s'incarne en toutes sortes de modes et degrés la pensée de leur créateur, (.et iudividualisme a la même lin que le i^anthéisme : exemple,
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