‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 114 sur 199 · LA DEFINITION DK L ESPECE · texte numérisé non relu

LA DEFINITION DK L ESPECE

qui n'est point rare, d'un aboutissement commun, contraire à la raison pratique, de doctrines parties de prémisses théoriques opposées. Ce que la raison pratique voudi^ait ici, '^'est une égale reconnaissance du principe d'individualité, par rapport auquel tous les (jenres dans lesquels les êtres individuels peuvent se classer, depuis la race et l'espèce jusqu'au (jenns generalisslmurn^ sont, en un sens, subordonnés; et du principe d'unité et de solidarité, dont rexistence naturelle de l'esjjèce, quel (pie soit le mode d'établissement premier de celle-ci, et des individus en elle, est une application réelle, incontestable, dans l'ordre actuel de la nature.

Au reste cette critiipie ne s'adresse, chez Agassiz, qu'à la négation de la réalité de l'espèce, sous la fausse apparence de l'égale affirmation de la réalité du genre, et de l'ordre et de tous les groupes de classillcation possibles. Je ne l'étends pas à la remarquable thèse de ce savant relative à la multiplicité des individus dès l'origine, et comme forme essentielle de la création, dans quehiues groupes que les êtres créés aient pu être distribués par leurs caractères, et à quelques rapports mutuels c^u'ils aient été destinés. Cette doctrine de la pluralité primitive est, au contraire, à mon sens, la réser\e fondamentale exigée par le principe d'individualité; elle ne s'op- ]iose ])oint à Tiiistitution de l'espèce physiologi(iue, qui n'est que l'un de ces ra})})orts dont l'importance est, il est vrai, capitale, non pas cependant supé-

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