‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 127 sur 199 · ET L'ÉVOLUÏIONISME DE II. SPENCER · texte numérisé non relu

ET L'ÉVOLUÏIONISME DE II. SPENCER

motifs étrangers à la spéculation ont-ils pensé que l'existence de Dieu devait se borner à la réalisation de ridée absolue dans l'homme, et que l'homme même arrivé à cette perfection n'était toujours que la créature éphémère de la nature, — abstraction faite du fait de la connaissance que le philosophe a de la vérité absolue, lequel fait existe siih specie a'/éîryu/r(/i5, comme disait Spinoza. La ditlérence n'est

pas grande.

L'évolution spencérienne, évolution de la nature, semble tout le contraire de révolution hégélienne, si nous ne portons notre attention que sur l'idée singulière que Hegel se faisait de la nature : « Le caractère, l'état propre de la nature, c'est le devenir, la négation, le non eus, notion par laquelle les anciens ont déiini la matière. C'est là ce qui fait considérer la nature comme la chiifc de l'Idée, parce que celle-ci, dans sa forme extérieure, n'est pas adéquate à elle-même. Ce n'est qu'à la pensée irrétléchie, et à la conscience sensible qui n'a pas encore fait retour sur elle-même que la nature peut apparaître comme un principe indépendant, possédant l'être et la raison dernière des choses... L'ancienne ainsi que la nouvelle philosophie se sont fait une fausse notion delà nature en se représentant sa formation et son passage d'une sphère à une autre sphère plus élevée comme une production extérieure et matérielle, et, pour rendre cette doctrine plus claire, elles l'ont enveloppée des obscurités du passé. Le propre de la

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