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APRÈS LA REVOLUTION PHYSIQUE

nique de la chaleur, être des conséquences de la grande révolution, qui, détruisant l'organisme universel, a déchaîné les éléments de la matière passée à l'état brut, — état analogue, alors, à celui de la nébuleuse primitive et inexpliquée de la cosmogonie matérialiste, — puis les a réunis par masses avec des développements de chaleur assez grands pour les tenir longtemps dissociés, et les a conduits enfin par le refroidissement aux combinaisons chimiques sous lesquelles ils sont redevenus aptes à former les organes de la vie

végétale et animale.

Les mouvements de translation rapide de ces masses, les impulsions rectilignes avec lesquelles il faut que la force de la gravitation se compose pour faire décrire aux mobiles des courbes semblables aux sections d'un cône; d'une autre part, leurs mouvements de rotation, qui, grâce à l'action de la force centrifuge, peuvent les diviser en plusieurs autres, ainsi que les astronomes l'expliquent en leiys hypothèses sur la formation des planètes et des satellites (1), tous ces mouvements sont inexplicables pour les partisans de la nébuleuse comme point de départ absolu des formes de l'Univers. Ils ne peuvent, en elïet, définir la composition première de la matière, état initial pour l'évolution, ni comme homogène, ni

(1) Voir ci-dessus t. I, p. 287 sq. ot les notes du | YIH sur les hypothèses cosmogoniques.

comme autre qu'homogène. Homogène, avec toutes ses parties en équilibre, elle y fût toujours demeurée; non homogène, avec des parties mues diversement, il faudrait elle-même l'expliquer, expliquer comment les mouvements ci-dessus ou leurs causes ont pu constituer un è[^i vraiment initial sans un acte de création. Rien n'est plus inintelligible. C'est ainsi qu'on est forcé de rejeter l'idée de commencement et d'imaginer sans raison l'éternité du monde partagée en une infinité d'accès périodiques de génération et de destruction : sans raison, je veux dire sans aucune possibilité de concevoir la puissance de toute la série ordonnée des phénomènes du monde, soit à chaque recommencement de ces phénomènes, soit en dehors de tous.

Mais, dans notre hypothèse, qui rend compte de cette ^:?2a'55^/2Cé? par un acte premier, un acte créateur, et qui prend pour commencement du présent monde la dissolution du monde créé^ les mouvements de translation et de rotation s'expliquent d'eux-mêmes et sans autres recours qu'aux principes généraux de la mécanique. En elïet, nous ne savons pas comment succédèrent aux mouvements que comportait l'état primitif et organisé des choses, ceux qui constituent notre mécanii^ue céleste, mais voici ce que nous savons : « Quel que soit le nombre des impulsions différentes qu'un coi'ps ait pu recevoir en

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