VICES PRINCIPAUX DES THÉORIES CONTRAUIES. 2G
J'ai fini d'exposer la partie qui me semble rationnellement concevable de l'hypothèse de la chute, en tant que postulat de la dissolution de la primitive nature créée, et de la relation des êtres vivants actuels avec ceux qui vivaient en fétat d'une société parfaite avant le péché. Mais qui osera, ayant essayé d'approfondir à ce point le mvstère de la vie universelle, se flatter d'avoir atteint réellement et précisément le vrai? Platon, dans le Tlméc, après avoir exposé sa doctrine de la composition de l'âme, en partie divine, en partie mortelle, dit qu'il lui faudrait, pour qu'il lui fût possible d'afhrmer la vêrilc de ses dires, la confirmation ctun dieu, mais (jue, pour ce qui est de leur vraisemblance, plus il y réfléchit, plus il croit pouvoir l'assurer sans crainte. Je dirais volontiers quelque chose d'approchant et de plus modeste encore, comme il me convient. Je ne parlerais pas directemeîit de la vraisemblance de mon essai d'interprétation de la nature et de la chute, mais de l'invraisemblance, très décidément assurée, cette fois, des différentes théories conçues dans un esprit contraire, qui sont aujourd'hui les plus répandues parmi les philosophes sur l'origine et l'essence du mil dans l'univers : La théorie qui fait tout sortir, le bien et le mal. avec la vie et l'esprit, d'une matière éternelle, mue fatalement, quoique la matière existe seulement par nos représentations et en
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