II. — IT
APPENDICE. — A
rialistes. La Force-matière n'a cessé de faire valoir .ses droits à rencontre des notions d'ordre plus spiri-
tuel.
Le système le plus retentissant de notre temps montre surabondamment (lue le criticisme, resté substantialipte, n'a pu ébranler ni la vieille méthode de réaliser les notions abstraites, ni la vieille croyance aux métamorphoses du sujet-matière de Funivers. La Force de H. Spencer est une de ces notions, qui ne le cède en abstraction qu'à celle des éléates, car elle représente, par elle-même, tout ce qui produit quelque chose, et, par la Matière, qu'on en dit inséparable, toute chose produite; et le t7Ymsformis7ne, que ce philosophe n'a que par erreur essayé de rattacher à une loi scientiQque réelle, ne marque pas un progrès, au fond, sur celui d'Heraclite et des stoïciens, car c'est la même méthode sans plus de positivité dans les suppositions. Ce qui ajoute à l'enseignement qu'on peut tirer de cet exemple, c'est que, à la différence des illustres disciples substantialistes de Kant (Fichte, Schelling, Hegel, Schopenhauer), H. Spencer, pas plus que Kant lui-même, n'a cru possible de délinir le noumène. Son Inconnaissahle est exactement la chose en soi, le 7ioumène = X de Kant. Mais cela n'empêche pas le philosox)he évolutioniste d'opérer la déduction physique de l'univers, en partant de la notion universelle de la force objectivée, tout aussi bien que si cette iiction, qu'il dit être le principe et le commencement