LE PHÉXOMÉNISME DANS LES SCIENCES
d'étendue, de tigure et d'arrangement atomique ou moléculaire, on est si loin d'envisager par ce moyen des substances^ qu'on en vient, au contraire, à éliminer, à ce point do vue, l'ancienne idée de matière, et à la remplacer par l'idée mécanique de force, c'està-dire de mouvement appliqué à des points géométriques susceptibles de recevoir à différents degrés la communication de la vitesse. Le positivisme, auquel cette justice est à rendre, a dit le mot d'une vérité acquise aux vrais pratiquants de la méthode scientijique, dans la philosophie naturelle, lorsqu'il a professé que la connaissance était bornée aux phénomènes et aux lois des phénomènes.
Jl en est de la Cause comme de la Substance. C'a été un contre-sens de bien des « spiritualistes »,et qui montrait combien on ignorait la logique du substantialisme dans leur école, que de vouloir unir le sort philosophique, pour ainsi parler, de ces deux notions objectivées, réalisées. S'ils avaient mieux lu et com- })ris VEthiqiie, ils se seraient aperçus que cet ouvrage de Spinoza, où le mot cause est écrit à toute page, su[)[)rime radicalement les causes en considérant les états et modifications quelcoïKjues de la Substance comme des choses du même genre que les propriétés rigoureusement enchaînées d'une figure de géométrie. L'erreur du spiritualisme était partagée par toute Técole expérimentale et inductive des physiciens, avant que la méthode scientifique se fût éclaircie par l'expérience même des succès et des
APPENDICE. — A