‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 189 sur 199 · LE SENS CORRECT DU MOT SUBSTANCE · texte numérisé non relu

LE SENS CORRECT DU MOT SUBSTANCE

certitude qui reste attachée à la déllnition de l'atome, a son utilité iK)ur donner un sujet exclusif (et par là même lictif) à des propriétés des corps que la physique et la chimie considèrent en faisant abstraction des autres propriétés, et pour fournir des moyens d'ex- [>ression aux liypothèses destinées à les systématiser. L'atome est donc une abstraction, et ne deviendra jamais autre chose qu'une abstraction, alors même que la physico-chimie s'arrêterait à un mode unique et déUnitif d'en représenter le concept. La matière elle-même, agrégat atomique, ne saurait être qu'un sujet abstrait, parce que les qualités dont nous composons son idée sont toutes tirées de nos représentations de forme externe, c'est-à-dire de l'une des faces seulement de nos représentations, d'une face qu'il faudrait et que nous ne pouvons pas sans contradiction supposer réalisée séparément, hors de toute conscience (dans un espace en soi). Il n'en est pas de même du concept de la monade, dans lequel on fait entrer un faisceau de qualités où rien ne manque d'essentiel de ce ([ui constitue l'existence complète au point de vue de la conscience, et où rien ne prend place de ce dont l'existence en soi serait contradictoire. Quand nous imaginons, dans la monade, une puissance api^élilive, ou faculté de désirer, pouvant aller jusqu'à la poursuite rélléchie des fins: une puissance perceptive, qui comprend la représentation des choses dans le temps et dans l'espace, et peut s'étendre jusqu'à l'entendement et au jugement

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