‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 29 sur 199 · LE VIDE · texte numérisé non relu

LE VIDE

LA FONCTION Dl-: L ATOME.

surface, par exemple), il est visible qu'on ne pourrait répondre que négativement, pour ne pas admettre une continuité, une infinité effective de forces. Mais il s'agit de ces lieux circonscrits, à trois dimensions, tel que le plus grand espace en contient un nombre nécessairement fini: la réponse ne laisse pas d'être la même. En effet, le lieu étant assignable arbitrairement par hypothèse, et pouvant décroître à volonté indéliniment, pendant que le nombre des forces distinctes doit être déterminé par le fait, la régression de celles-ci doit s'arrêter avant la régression des lieux toujours divisibles. Ainsi les conditions rationnelles de la représentation sont d'accord avec le langage habituel des sciences physiques. Nous sommes obligés d'admettre une borne à la succession des vides et des pleins, relatifs aux diverses actions des êtres, et de clore la série par des vides définitifs; non certes par des étendues en soi, mais par la représentation nécessaire de lieux variables, dont les uns servent à la détermination locale de tels ou tels phénomènes, pendant que les autres ne servent actuellement à la détermination d'aucun.

J'ajouterai, pour que le lecteur se place mieux à mon point de vue (et d'ailleurs l'hypothèse est intéressante d'elle-même), que l'existence des vides réels, c'esl-à-dire des lieux assignables à chaque instant dans lesi^uels nulle force ne ré-

side, ne s'oppose point à ce que les lieux occupés ne soient simultanément les sièges de plusieurs ordres indépendants de phénomènes. L'impénétrabilité, dans le sens exact et général du mot, signifie que deux choses définies de manière à impliquer des lieux distincts, ne peuvent se localiser identiquement : c'est même là une vérité analytique, un truisme. Mais la compénétration ne devrait pas nous étonner, si elle consistait en ce que des faits qui n'auraient rien de commun entre eux, étant rapportés chacun à ceux de son espèce, sous la catégorie de position, se trouvaient recevoir une même détermination locale. Deux mondes entièrement différents l'un de l'autre et étrangers pourraient ainsi coexister auv mômes lieux. J'ai déjà fait usnge de cette possibilité en discutant les hypothèses relatives aux moyens physiques de l'immortalité personnelle.

Maintenant, quelle idée se faire des pleins réduits à leur plus simple expression, ou plutôt des êtres élémentaires qui les occupent? Que restet-il, sous le rapport de l'étendue, dans ces différents êtres, après qu'on a fait abstraction de tous les lieux actuellement vides ? C'est à la fois un problème de physique mathématiiiue et une question de critique générale que de rechercher la manière dont il convient de se représenter la con-

LA rOXCTION DE L ATOME.

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