LA FONCTION DE L ATOME
matiquement, sans arriver à des vues bien ditlerentes. Ampère distingue trois sortes de diviseurs successifs de la matière : 1^ les payHtcules, mécaniquement divisibles, et dont l'état physique ne diffère pas de celui des corps qu'elles forment, scindées ou agglomérées en nombre indéterminé; 2^ les molécules, qui sont les vrais composants des particules, et qui, à distances variables entre elles, affectent divers états d'é(iuilibre auxquels correspondent les états physiques des corps : solide, liquide, gazeux; celles-ci, quoique plus ou moins composées elles-mêmes, ne souffrent pourtant pas de division de la part des forces extérieures et mécaniques; 3*^ les atomes. Ces derniers forment les molécules en se groupant, toujours à distance, et se disposant, par des forces propres, en différentes figures polyédriques dont ils occupent les sommets. Cette terminologie très nette a été utile à la science, et je m'y conformerai dans la suite. Les hypothèses qui s'y rattachent sont en partie nécessaires à l'intelligence des phénomènes chimiques les plus communs, et en cela confirmées. Mais ici je ne dois m'arrêter ({u'à la manière de représenter la nature des derniers éléments. Il n'est pas douteux qu'Ampère ne les ait regardés comme inétendus. On le sait d'ailleurs, mais cela résulterait assez de l'indivisibilité qu'il leur attribue, et qu'il définit en ce sens que la division poussée jusqu'à un certain