LA FONCTION DK L ATOME
point, doit tonjoin^s to77îbcr dans leurs interstices. Une telle propriété serait incompatible avec Tétendue de l'atome, quehiue réduite qu'on la supposât (1).
Cauchy est aussi ferme et plus explicatif, et ne craint pas de s'engager au besoin dans la philosophie (2). Ce grand géomètre donne de l'impossibilité d'existence de l'infini numéri(|ue en acte, et cela dans Tordre de la succession des êtres ou des faits, comme dans celui de l'extension, des démonstrations de la dernière rigueur. Il conclut de là, conformément aux vues d'iVmpère, que les corps, que les molécules intégrantes des corps, sont des espèces de constellations formées de centres d'action en présence les uns des autres ; insistant surtout sur ce que, en vertu du principe, Tétendue de Tatome doit être positivement nulle, et non pas seulement par manière de dire, ou en comparaison des distances atomiques. Il est moins clair et aussi moins profond tou-
(1) AmpÎTO, liibliothrqitc de Gcnéi'e, 1832; Annales de CJiimie, IH-h) : diins ce dernier U-avail, les ato^nes sont appel's eu conséquence des itoints d'où émanent des forces.
(•^) Au moins dans s(^n reuvro inédite : Cours de phi/sique niathémafi'qne professe, à Turin, en 1833. J*ai dû la communication du numuscrit i\ l'obtij^eance de ]M. Moi^Mio et de M. Lemercier, l>il)liolliécaire au ^Muséum. La philosophie des sciences aurait un intérêt maj( ur à la publication de ce.s l)eUcs leçons où la profession d'obéissance catholiqu(^ n'a nui à la profondeur que dans (Quelques })arties,la liberti* d'esprit du professeur ne pouvant plus y être tout entière.