‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 37 sur 199 · CONDITIONS DU MOUVEMENT · texte numérisé non relu

CONDITIONS DU MOUVEMENT

rente. Donc, si l'on se rend compte des liaisons inévitables de ce môme système avec les autres systèmes semblables, et on ne peut s'en dispenser, dans' la donnée du plein, il faut arriver à se représenter un système unique, universel, des mouvements locaux, à la fois solidaire en toutes ses parties, indépendant des individus, et développé dans le temps, comme dans l'espace, de manière à impli(iuer la nécessité de ses propres moditications inséparables les unes des autres à un moment quelconque.

En un mot, l'hypothèse du plein conduit à l'hypothèse de la nécessité. Toute démonstration à part, c'est ce que la logique secrète des écoles philosophiques devait nous faire soupçonner. E:picure et les Stoïciens, Spinoza et Leibniz, interprètes de Descartes, et, de l'autre coté. Newton sont des exemples fameux (lui nous montrent le vide prenant place avec la liberté dans les doctrines, et le plein avec le déterminisme. Partout où cette affinité naturelle est démentie, nous pouvons assurer hardiment que l'on a all'aire à une philosophie qui, pour une raison ou pour une autre, est restée incomplète ou hésitante. C'est le cas de Descartes. On sait (lue ce grand esprit ne put ou ne voulut pas toujours se prononcer nettement sur les (luestions de l'inlini et de la communication des substances. S'il l'avait fait dans un esprit de conséquence, il aurait du môme coup

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