‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 45 sur 199 · I>U FOND DE LA NATURE · texte numérisé non relu

I>U FOND DE LA NATURE

site poser un commencement de chaque série de phénomènes et de toutes. Ici se témoigne un nouvel et remar«juable accord des résultats de notre mélliode. La spontanéité première, en effet, rénergie qui se suscite et se produit ellemême à l'origine des temps et dans le néant de l'espace, quelque nature qu'elle affecte, en quelque multiplicité de rapports et d'effets qu'elle éclate tout d'abord, soit enfin qu'elle s'élance déjà très complexe et au delà des perfections dont nous avons l'idée, ou qu'elle procède, si l'on croyait ainsi la mieux comprendre, d'une forme très humble, et s'accroisse des jets qui la rejoignent, en s'ajoutant les uns aux autres, dans la période toujours ouverte du devenir; cette spontanéité radicale et irréductible, ne doit pas surprendre le philosophe que sa raison rigoureusement conduite a obligé, puis accoutumé à ne point se satisfaire des symboles illusoires de la substance et de la cause substantialisée; à rejeter les définitions contradictoires de la nature des choses }»ar l'infini d'extension et décomposition, et les vaines explications du monde par l'appel au passé et le recul sans limites ; à nommer nouveau ce qui est nouveau, et commençant ce qui est commençant, en dehors de l'idée de causalité qui, reculant sans terme, finit par ne plus rendre compte de rien ; enfin à considérer les phénomènes comme pulsatiles, érectiles, intermittents.

et à leur reconnaître ainsi à tous quelque chose de cette nature spontanée qui fut le caractère absolu des premiers qui apparurent.

Je dis que la spontanéité sans précédents, ou totalement telle, ou telle à certains égards (car la difficulté est en tous cas la même), n'est pas faite pour étonner ce philosophe; et je me trompe en un sens, car, en y ériié A' existence peut étonner, et il est très vrai que tout ce que nous ne saurions rattacher à rien d'autre nous confond ; mais ce que je veux dire, c'est que la question des origines est ramenée à celle des existences, et la question de l'origine première se perd dans celle de l'existence en général, soit le inonde, soit Dieu; et s'il reste encore là quelque chose de difficile à comprendre^ comme je le crois volontiers, ce n'est pas du moins un problème : on ne donnerait pas raisonnablement ce nom à celui que nul ne peut avoir l'espérance de résoudre, ou croire mieux résoluble pour quelque autre que pour lui-même.

La communication des êtres, aussi bien que leur origine, a été la croix de tous les systèmes. Cela devait être, puisque, après l'embarras des données premières, dont on eût bien voulu s'affranchir, on rencontrait l'embarras des rapports essentiels des choses, non moins primitifs que les choses mêmes. Ni la réduction à l'unité pure originaire, ni la régression infinie dans le passé

VUE GÉNÉRALE

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