‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 47 sur 199 · I)K8 PHÉNOMÈNES · texte numérisé non relu

I)K8 PHÉNOMÈNES

à la millième puissance, on concevait le résultat pris pour exposant de la puissance à laquelle on peut lui-même l'élever, ensuite cette puissance pour un nouvel exposant du nouveau résultat, et ainsi de suite à volonté. Seulement, sous cette forme, on entrevoit une loi, et l'idée de V indéfini se dégage et se précise. De quelque façon que l'on s'y prenne, avec les procédés de l'imagination, on n'arrive jamais qu'à la même idée,; ({uoi qu'on dise, on ne la dépasse pas, on ne peut pas la dépasser.

p]n eii'et, c'est bientôt fait d'ajouter : tout cela n'est rien par rapport à V infini ; mais qu'on soumette cette formule banale à un examen rigoureux, on verra qu'elle énonce ou une pure niaiserie ou une al)surdité palpahle. Veut-on comparer un premier grand nombre (un nombre dans la durée, par exemple) à un second beaucoup plus grand, celui-ci à \u\ troisième, etc., ce sont alors des rapports déterminés ([u'on établit successivement de l'un à l'autre de ces nombres, et ces façons de parler sur des grandeurs finies et relatives, que Vune n'est rien par rapx)ort à Vautre^ n'ont pas de sens: c'est ce ([ue j'appelle niaiserie, à moins (|u'on ne veuille expressément attirer l'attention sur la grande et la seule vraiment réelle et formidtible idée de la puissance de durée sans terme, ^lais c'est tout le contraire, car on a la l)rétention de conduire l'esprit à la contemplation du terme qui n'existe pas, et à l'idée de la lin de

cette durée dont la seule idée qu'on a i)U donner est

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