‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 57 sur 199 · J.A MATIÈRE, LE MOUVEMENT ET LA FORGE · texte numérisé non relu

J.A MATIÈRE, LE MOUVEMENT ET LA FORGE

appartient essentiellement à ce point de vue de l'esprit sur Vohjectif, ou représenté externe, dont les modifications dans le temps et l'espace composent un système de signes liés à tous les rapports des êtres, à leurs appétitions, cà leurs sensations, et enfin, par là même, matériaux naturels de toute théorie du monde extérieur pour une conscience capable de s'élever à la contemplation des formes de relation les plus générales et les plus abstraites.

On a vu comment la matière, considérée sous l'autre point de vue, suljjectif ou interne (c'est-à-dire pour soi et comme siège de forces exercées sur ce qui lui est extérieur), est une notion qui se dissout, en quelque sorte, et ne laisse à considérer, non pas à la philosophie seulement, mais à la science, que des systèmes de points réunis ou séparés par ces forces. Il paraît même vraisemblable, et c'est dans cette direction que les hypothèses de physique générale tendent de plus en plus à s'engager, que ces systèmes constitutifs des corps, les solides aussi bien que les autres, doivent nous être représentés comme se formant de points livrés à des mouvements intérieurs continuels et d'une extrême vitesse. Qu'on appelle ces points matériels, ou qu'on les assimile rigoureusement à des points de géométrie abstraite, c'est une question d'imi)ortance technique pour la construction des théories mathématiques, puisque ce n'est pas pour le calcul la même donnée, de définir des éléments comme étendus ou inétendus. Le se-

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