‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 6 sur 199 · I.Vl · texte numérisé non relu

I.Vl

INTIK^DUCTIOX.

sait de trop pour de certaines affirmations, et même dans sa possibilité la plus diminuée, songeons h la certitude des fanatiques et des fous. Celle-là n admet jamais le doute, quand Faliénation est complète. Mais la personnalité libre, la tobM'ance et le bon sens veulent qu'un élément quelconque de doute puisse être suscité à côté de cbaqiie représentation.

La Ibéorie de la substance, en rendant les substances particulières impossibles, supprimait riudividualité et la liberté. La théorie de la liberté fonde Tindividualité et remplace la substance.

La liberté n'est plus ici l'attribut d'un substrat, ou Tallribut (Kun attribut, d'une faculté. C'est ce fait propre des fonctions humaines qui, dans les actes n'Iléchis, consiste en une automotivité représentative capable d'amener des phénomènes non forcés, non préordonnés par les anti'cédents, ensuite leurs conséquences dans l'organisme et dans le monde.

Telle est la véritable et suprême individualité de la personne, qui cesse d'être un rouage du monde. Kl telle est aussi la nouvelle permanence ([ni s^ijonte à la loi de conscience et de mémoire : la personne séparée ne rompt pas

[.A OT^KSTIOX HK LA CKRTrTrDE.

tous ses liens et ne devient ni indépendance pnre ni immobilité, mais possédant une loi propre de changement , et la maîtrisant, elle demeure plus éminemment elle-même pendant qu'elle c/umr/e,

D'oii procède cette liberté? on ne peut sans contradiction demander à quelque antécédent que ce soit d'en rendre compte, car ce que sa définition lui confère de propre, c'est de ne rentrer dans aucun antécédent, quoiqu'elle ait, chez rhomme, des antécédents pour conditions. De même que la théorie rationnelle du monde conduit à poser un premier commencement des phénomènes, sous peine d'errer dans le dédale des contradictions de l'iniini, et qu'il est absurde pourtant de vouloir comprendre, expliquer ce commencement (1), de môme la théorie morale de l'homme réclame la donnée d'une fonction de commencer partiellement des séries des phénomènes ; et c'est toujours le même mystère, s'il est permis de donner ce nom aux faits qui ne se peuvent réduire à d'autres faits, et en un mot de le donner à l'existence.

(1) Ce n'est point Vexpliqiier, en effet, que d'admettre la création, parce que, cliez le créateur lui-môme, la logique exige un commencement des phénomènes sans lesquels il ne saurait penser et vouloir, ni, par suite, créer.

TNTimDT^CTIOX.

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