LES AFFLMTES ET LE MECANISME
dehors de la science, — de même ces attractions spéciales et variables qui, sous le nom d'aflinités, semblaient présider aux phénomènes d'union et de désunion des corps, aux échanges de leurs éléments et aux très étonnantes modifications de leurs propriétés, devaient, dès que cela serait possible, être bannies de la pensée et du langage des savants. Le caractère d'élection qui appartient aux affinités chimiques prête aux corps, en effet, des qualités encore bien plus afférentes à Tordre de la vie, que ne fait la commune attraction des molécules matérielles quelconques. Mais ce progrès réclamé par l'abstraction physique est difficile; il est entrevu, aujourd'liui, plutôt qu'obtenu pleinement; on ne fait qu'apercevoir les linéaments généraux d'une loi mécanique propre à représenter et à mesurer les effets des affinités.
L'œuvre en revient à la théorie mécanique de la chaleur. Selon cette théorie, la somme des produits des molécules par les carrés de leurs vitesses (forces vives, travaux moléculaires, énergies^ selon le langage adopté) augmente continuellement, dans un système matériel, à mesure (pi'il y a de la chaleur fournie du dehors à ce svstème et absorbée; elle
diminue, au contraire, à mesure qu'il y a do la chaleur dégagée^ c'est-à-dire qu'il y a d'autres mouvements produits au dehors, qui correspondent à ce que nous appelons chaleur comme phénomène de sensibilité. De là les changements d'état physique