‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 72 sur 199 · QUESITON DE LA GÉNÉRATION SPONTANÉE · texte numérisé non relu

QUESITON DE LA GÉNÉRATION SPONTANÉE

de certaines propriétés définies, il s'en fait ou il en provient certaines autres, différentes des premières et par définition et selon la nature ; et, à l'égard des secondes, c'est alors affirmer la spontanéité autant que faire se peut, ou, encore une fois, proposer à l'intelligence des relations vaines qui ne sont que dans les mots.

Il ne s'agit pas de commencement absolu, de spontanéité sans antécédents d'aucune sorte. Il s'agit, et c'est assez, de phénomènes produits a posteriori^ précédés, sans doute, mais irréductibles cl leurs précédents, inexpliqués, inexplicables, enfin dont l'espèce tranche sur tout ce qui y préexiste. Ils sont bien des faits de pur commencement, en ce sens que leur production ne laisse de recours qu'à la catégorie vague de puissance. Mais y a-t-il vraiment des faits biologiques qui soient dans ce cas? On peut grandement en doutei*, douter que, dans l'ordre donné des choses, il se forme des êtres vivants^ autrement que par le développement de germes qui proviennent de corps organisés, et qui sont des corps organisés eux-mêmes. Chaque fois qu'une expérience est mise en avant, pour manifester la génération spontanée, cette même expérience, mieux faite, est ensuite démontrée ne pas réussir. Il faut viser, dans ces recherches, et s'attacher avec une singulière minutie à éviter les causes d'erreur, c'est-à-dire à écarter tous les moyens possibles

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