‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 77 sur 199 · LES RAPPORTS J)E LA HKPHÉSENTATION · texte numérisé non relu

LES RAPPORTS J)E LA HKPHÉSENTATION

cation des êtres; mais l'idée que les êtres sensibles renferment des éléments analogues à ceux que la sensation représente aux êtres sentants était trop naturelle pour que la physique, qui devait Téliminer de ses recherches, put en l'éliminant la détruire.

Nous voyons maintenant jusqu'à quel point il est légitime de la rappeler. C'est entre les êtres, conçus sous le rapport de la représentation pour soi, c'est entre les représentations qui en constituent le fond et qui sont des appétitions, des perceptions, des forces, (jue les relations de causalité s'établissent. Les mouvements ne sont que de certains modes de ces représentations. Les sensations qui informent la conscience d'un être, et par exemple la notre, sont des faits d'harmonie avec les phénomènes également représentatifs qui informent nos organes, et ceux-ci, à leur tour, se rapportent aux phénomènes du même genre, mais plus simples, de l'ordre appelé physique. Réciproquement, nos imaginations, nos passions ne se produisent point sans que de degré en degré, depuis les organes jusqu'aux derniers atomes doués d'action et de perception, tous les actes ne se modifient suivant une loi. Chacun de ces actes est donné pour lui-même et est une force eu égard aux autres actes corrélatifs. La force existe en tant qu'elle se témoigne à elle-même, à tel ou tel degré, avec une percei)tion correspon-

Page 1