AUX PHÉNOMÈNES PHYSIQUES
dante. Son effet est un phénomène d'harmonie, au delà duquel nous ne pouvons remonter et qui se confond avec l'existence même, car il n'v a d'existence que par des relations et des communications.
On peut alors se demander : Que sont en soi, dans les corps, en outre des mouvements corres- 2)ondants, ces propriétés qui se rapportent à la sensation en nous? Toute réponse est impossible, et je n'ai pas besoin de dire pourquoi; mais il n'y a pas d'empêchement à ce que nous supposions dans l'état des corps qui nous font éprouver des sensations de chaleur, de lumière, d'autres encore, quelques modes plus analogues à la sensibilité que ne le sont les mouvements, objets des sciences physiques. Le seul indice que peut-être nous ayons des perceptions des êtres qui nous sont subordonnés organiquement est la donnée (très réelle, quoi qu'en aient dit Reid et Biran qui auraient pu cependant l'observer sur euxmêmes s'ils l'eussent bien voulu) de ces sensations obscures et confuses placées à la limite extrême de la conscience, où Leibniz les a si souvent signalées. Et la sensibilité n'est pas seule à admettre de ces phénomènes indistincts : il s'en trouve dans l'ordre de l'imagination et de la mémoire, dans les instincts, dans les passions. On peut donc croire que le fond des affections de cette nature, qui ne nous appartiennent (ju'à demi,