PASSAGE DES QUESTIONS PHYSIQUES, ETC
des aperçus désolants. Pascal, s'il revenait, trouverait le « divertissement » plus que jamais explicable sans être plus justifiable. Les maladies, toutes ou la plupart ramenées aux lois de la microbie, assombrissent la vue qu'on avait d'une forme de la misère humaine qu'il était moins pénible d'attribuer à des causes inanimées et à l'accident qu'à l'institution profonde de la vie. Ce n'est pas tout; à la connaissance de la microbie font suite, pour lutter contre ce mal, l'étude des moyens de le combattre par les inoculations, et, de plus en plus, la pratique des vivisections, cet unique moyen de bien éi)rouver ce qui tue, et pourquoi il tue, ou ce qui guérit. Or les inoculations, — où vont-elles s'arrêter ? — ne sont pas autre chose que l'adaptation, Faccommodaiion au mal; donc un mal pour un bien, mais un mal, quelque chose, au physique, comme ce que sont, au moral, les violences faites et les peines inlligées dans l'intérêt de la paix et de la justice. D'un côté, solidarité qu'on reclierclie avec le mal matériel pour l'adoucir en l'étendant; de l'autre, solidarité à laquelle on se résigne avec le péché plutôt que de renoncer à la défense personnelle, et de périr. Et les vivisections sont pour le cœur un scandale, même auprès des travaux incessants auxquels les hommes se livrent, dans un autre ordre de faits, pour assurer leur conservation en inventant de nouveaux et terribles movens de se détruire les uns les autres. Le destin de Fh amanite est cruel.
CUITIQL'E DES DOCTRINES COSMOGOXIQUES PHYSIQUES.
Les indications précédentes sont de nature à rendre sensible l'existence d'une vaste lacune qui, pour la critique philosophique, s'étend sur le terrain des sciences de Forganisation, entre Fordre mécanique et physique du monde, et l'ordre intellectuel et moral de Fhomme, à reporter sur le monde. L'un est abstrait, quoique objectif, plus exactement connu par cela même; Fautre est donné immédiatement à la conscience, mais sans que les fonctions profondes qui Funissent au premier aient dépassé de beaucoup, dans ce que nous savons, les témoignages de l'expérience la plus ancienne et la plus commune. Ce n'est pas que la biologie n'ait fait et ne fasse journellement de notables progrès; mais ils consistent bien plus dans l'acquisition de nouveaux faits d'observation directe, et plus courts qu'il ne faudrait pour la science générale, ou dans la découverte de lois physico -chimiques enveloppées par l'organisation, que dans l'analyse de la vie elle-même. Ainsi ce nom de Uologic que Fou se comphiît maintenant à introniser, après se l'être laissé imposer par des nomenclateurs systématiques, est encore un peu ambitieux pour Fétat actuel de