‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 84 sur 199 · PASSAGE DES QUESTIONS PHYSIQUES · texte numérisé non relu

PASSAGE DES QUESTIONS PHYSIQUES

la science. Ne le rejetons pas. mais évitons de le faire sonner comme si nous étions en état de le justifier pleinement.

Les sciences, bornées par leur nature au contenu de Texpérience et aux inductions qui n'en dépassent pas les conditions nécessaires, ne sauraient aisément nous instruire, ni de la forme primitive de la vie, ni du principe de la distinction des espèces, ni de l'extrùnie limite de leurs modifications possibles, ni des lois physiologiques de leur production et de leur enchaînement dans le passé. Ces questions ont engendré des systèmes, il est vrai, mais qui alfectent le caractère scientitique plutôt qu'ils n'y ont droit, et qui pourraient être revendiqués par la philosophie, dont ils rappellent souvent les plus anciens

errements.

Je renverserai donc ici mon point de vue. Je

laisserai Tordre inférieur du cosmos et je prendrai Tordre supérieur. Je considérerai encore le monde avant l'homme, ou sans l'homme, mais en tant que sujet de ces lois morales que l'homme apporte avec sa conscience et dont il se sert pour Tappréciation des phénomènes. Sans doute le bien et le mal n'apparaissent proprement ({u'avec la moralité, la moralité (ju'en nous-mêmes ; mais alors et par cela seul nous en projetons extérieurement la notion, et cela est juste. Nous sommes, le monde et nous, unis par des liens inti-

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