‹ Les principes de la science du beau;Chapitre 141 sur 235 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

peinture, sculpture, poésie, il comprend tout et fait tout admirer et tout comprendre ; c'est une âme d'artiste avec l'intelligence d'un penseur et un style souvent digne de Platon. Ne lui dût-on que la définition du Beau placé dans l'idéal déterminé ; que la distinction si profonde, et selon nous si juste, de la beauté de la nature et de celle de l'art; ne lui dût-on que ce principe, qui seul peut sauver les arts de ce réalisme , de ce matérialisme où ils penchent, je veux dire que l'idéal dans l'art doit pénétrer la forme, resplendir au travers de l'apparence extérieure, en être inséparable; que la beauté n'est précisément que cette unité indissoluble du fond et de la forme , Hegel aurait rendu des services incomparables et aux arts et à la philosophie des beauxarts. Ce ne sont pas les seuls, mais ce sont les seuls dont il nous soit permis de parler. Entrer dans l'analyse des arts particuliers et de leurs chefs-d'œuvre, tels qu'il les comprend, ce serait entreprendre une œuvre trop longue et hors de proportion avec le plan de cet ouvrage. Du reste, nous le prendrons souvent pour guide dans cette appréciation spéciale où nous allons entrer nous-même , et l'on aura plus d'une fois occasion de retrouver son nom et d'admirer l'excellence de ses jugements.

Page 1