AVERTISSEMENT. VII
Dans ces éloges, dont je m'honore hautement, je suis loin de méconnaître la preuve de cette bienveillance sympathique que portent les Académies aux écrivains qui se présentent à leurs concours ; cependant personne ne s'étonnera que j'en aie fait un grand cas, et que j'aie pris en très grande considération de pareils encouragements venant de pareils juges. Ils me conseillent de publier mon ouvrage : n'aurais-je pas mauvaise grâce à me montrer plus sévère envers moi-même ? En le publiant , conformément à leur désir, je ne serai pas seul du moins à en porter la responsabilité. On comprendra maintenant et on excusera , je l'espère, ma résolution. Pour la rendre plus excusable encore, j'ai, autant qu'il m'a été permis de le
Mémoire n° 3 , nous semble un des morceaux les plus distingués et les plus profonds qui aient été écrits sur ce sujet : « Non possumus amare nisi pulchra , » a dit saint Augustin, et c'est comme le résumé de tout le système si bien développé dans ce Mémoire. » (P. 351,)
« L'analyse développée que nous venons de vous soumettre a pu vous faire voir le mérite de ce Mémoire , qui a vivement intéressé votre section. La méthode en est irréprochable ; et si nous avons dû parfois combattre les opinions de l'auteur, nous avons dû toujours reconnaître que ses opinions s'appuyaient sur les réflexions les plus profondes , si ce n'est les plus justes. Le talent de l'auteur est déjà presque tout à fait mûr. Son esprit est parfaitement sain , bien qu'il ne soit pas sans quelque exagération. Il a une surabondance de force qui révèle la jeunesse et qui promet un avenir certain. Le style est ferme, sobre, vigoureux, parfois assez brillant, toujours naturel, simple et de bon goût, aussi loin de la recherche que de la négligence. » (|P. 358. )