‹ Les principes de la science du beau;Chapitre 225 sur 235 · QUATRIEME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARTIE

leur individualité mais ne la constituent pas, ce principe 'd'action, ce caractère essentiel et à la fois particulier et général, qui fait FidêaL Mais si la Tie réelle les présentait, le théâtre et Fart ne serviraient plus à grandchose. L'art existe pour corriger la réalité pauvre, étroite, et non pas pour la copier. On peut, par le système réaliste, s'il y a là un système, produire un effet puissant et remuer arec une incomparable ::::t : :ms 1> ^:::h t::- Ît \ ?zzzz H;i> Vlh::t— ::z sera-t-elle aussi pure, aussi élevée, aussi esthétique que profonde? L'art a-t-il rempli son office lorsque, i^~}z:,}[':.:'i-/.L. E}zlzI-: :\: OùfU: . ;fi:::;: ; -s; là un homme, non pas perdu dans généralité tagm ' ".::. - .-t. t :':' z :; :. \- zzz\ -'. "Z'"::z:, zz. *îr et en os, ayant cet ens^iij .7 le assions le riri'î i'iirrs nulzplrs. •: iniTilrirs. tiz\ rizi :i> : :■ .::'.:::i ru :-"-.~zz.'.z^.zzz'.z:.:i:zz: L'zzzzzzzzz où la contradiction nest pas raref : : Ir>

éTénements, sortez du drame, tous ces personnages demeureront réels, animés, distincts; ils sont vivants :::: tv^-HtIIt? -7.:.: Tr-',ri:f z.-. s -~zzlvzzz:~z. : ::i: ~-: : :: -: \ (Test à dire que ïlllusion

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héroïque, si la beauté surhumaine, si le caractère, ne sont pas aussi manifestes qu'ils le pourraient, ils ne sont pas cependant absents ; il y a une faible part de cette purification que demande Àristote à toutes les passions dramatiques. Non! ces personnages, Iago, Othello , Cassio , Desdémone , ne sont pas absolument vrais , complètement réels ; il y a en eux de l'idéal ; le poète a ajouté quelque chose, enlevé quelque chose à la réalité ; ce n'est pas un drame intérieur de famille, dont il a su jeter par un artifice les acteurs sur un théâtre ; il leur a donné une âme plus perverse , ou plus tendre et plus chaste , ou plus héroïque et plus passionnée, qu'on ne les rencontre dans la vie vraie ; il les a purifiés, c'est à dire idéalisés dans une mesure que je crois insuffisante , mais dans une certaine mesure que n'ont pas su garder ces terribles ennemis des grands hommes, qu'on appelle les disciples et les imitateurs. S'ils n'ont pas tous un caractère, ils ont tous au moins une passion dominante, principe d'unité et de leur individualité véritable , sans laquelle ils ne mériteraient pas d'attirer nos regards et ne sauraient intéresser nos âmes. Je ne parle pas des conséquences qu'entraîne le principe du réalisme dans l'art dramatique ; de la nécessité de mettre tout sous les yeux , de faire à chaque minute changer le lieu de la scène, dût-on, comme Shakspeare, l'indiquer par des poteaux avec des écriteaux, et de substituer, pour une trop grande part, aux inventions de la poésie le travail du décorateur et du machiniste. L'esprit s'habituant facilement à ces émotions passives que le spectacle lui

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