‹ Les principes de la science du beau;Chapitre 74 sur 235 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

parce qu'elles se bornent à montrer les faits et les raisons des faits, il ne faut pas croire qu'elles ne s'en occupent pas. Les plus grandes formes du Beau sont l'ordre, la proportion, la grandeur limitée : or ce sont là, précisément là les choses que les mathématiques excellent à montrer.1 » En effet, quels sont les objets des mathématiques? les grandeurs et les nombres : or la proportion est un nombre, et le limité est une grandeur.

ce Le bien et le Beau diffèrent, ajoute Aristote ; car le premier consiste toujours dans une action, l'autre est placé dans des choses immobiles. » C'est conséquent. Là où il ne peut être question que d'ordre, de symétrie, de grandeurs numériques, on tombe dans la sphère des abstractions et des formes logiques. La beauté, cet idéal vivant, perd le mouvement et par conséquent la vie ; car elle est différente en cela du bien qui, consistant essentiellement dans une action, suppose un agent, c'est à dire une force active, douée de vie et de mouvement. Du reste le bien , comme le Beau, tombe également dans l'empire vide et froid des mathématiques.

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