Si vis perfectus esse, vade, vende omnia et veni, se
qnere me. Matth. 19.
par»' à col ni du rolij^Meiix, est comme un moindre siicrilice comparé à l'holocauste.
Sous le rapport de l'ordre , le prtHre , quel (\ue soit son état , séculier ou régulier , se trouve député par l'Église pour faire des actions très-saintes , spécialement dans les adorables mystères de l'Eucharistie. De là l'obligation pour lui d'une sainteté ou perfection intérieure, qui doit surpasser celle-là même que Dieu demande du religieux laïque ; de sorte que si le prêtre fait quehiue chose de contraire à la sainteté, il est plus répréhensible que le simple religieux; quoique celui-ci, de son côté, trouve dans son état des moyens de sanctilication , comme aussi des obligations , que n'a point le prêtre séculier.
C'est à raison de cette plus grande sainteté exigée du prêtre, que saint Jérôme disait aux religieux la'iques de son temps (et ils l'étaient presque tous alors) : « Vivez dans le monastère de manière à mériter la cléricature ^ » . Et en effet , que de religieux ont trouvé dans l'état de perfection les moyens de se rendre plus dignes du sacerdoce ! Mais, devenus prêtres réguliers, assurément ils n'avaient rien perdu des avantages que leur donnait leur état, pour être des prêtres toujours plus parfaits et plus saints.
Le degré ou le poste dans lequel un prêtre, soit séculier, soit régulier, est placé par l'Église, par exemple pour administrer une paroisse, lui donne ce tains pouvoirs que n'a point le simple prêtre régulier.' : mais ce degré ne change rien à son état sous le rapport de la perfection : seulement il lui crée des