‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 99 sur 154 · Voyez ci-dessus, ch. II. art. 2. sect · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, ch. II. art. 2. sect

brebis à saint Pierre, lui dit : « Simon, fils de Jean, m'aimez-vous *? » Et ce n'est (ju'après une réponse trois fois aftirmative qu'il ajoute : « Paissez mes agneaux, paissez mes brebis ^ » ; mais au religieux il se contente de dire : « Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous avez.... et venez, suivez-moi - ».

Et puurquoi lï'Vt'que ne voue-t-il pas la pauvreté ni l'obéissance comme le religieux ? C'est qu'il est censé n'avoir plus besoin de ces deux moyens <|ui servent à acquérir la perfection, puisqu'il doit la posséder déjà par la charité ; c'est encore parce que, une fois appelé à l'épiscopat, la pratique de ces vœux n'est plus compatible avec son office et son degré ; car il est dans un poste où il faut commander plutôt qu'obéir: et il doit avoir de quoi subvenir aux nécessités même temporelles de ses ouailles. Mais, dans les besoins urgents, la perfection de son état lui fait une obligation, plus stricte qu'à tout autre, de se dépouiller pour le soulagement de son troupeau.

Uétat de simple prêtre, en soi, n'est point l'état de perfectktn ; car le vœu de continence ne lui donne pas tout ce qui est nécessaire pour être dans cet état, (juoiquil l'élève au-dessus de l'état commun ; et, d'autre part, il ne se trouve point comme l'évêque essentiellement ni irrévocablement engagé à la conduite du troupeau de Jésus-Christ. C'est pourquoi son état s'appelle létat de prêtre séculier, lequel, com-

1. Simon Joannis, diligis me?. . . plus his?... Etiam Domine. Pasce agnos meos... oves meas Joan. 21.

Page 1