‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 103 sur 154 · I III · texte numérisé non relu

I III

Il nous reste encore à dire quelques mots sur les œuvres du clergé régulier dans l'Église. En dehors de la hiérarchie générale, ce clergé se distingue en deux classes de prêtres. Les uns sont uniquement appliqués, du moins pour l'ordinaire, aux fonctions cléricales qui regardent directement le culte divin : tels sont certains ordres de chanoines réguliers, et les religieux des ordres contemplatifs. Bénédictins, Chartreux, Cisterciens, etc. Les autres appartiennent à des instituts dont la fin est aussi de travailler au salut des âmes, comme les ordres appelés Mendiants, et ceux qu'on nomme proprement ordres de clercs réfjuliers. Tous ces instituts fournissent des coopérateurs et des auxiliaires aux ministres de l'Église chargés du soin ordinaire des fidèles : c'est la destination providentielle de cette portion du clergé régulier ; et tout spécialement le Pontife suprême la regarde et l'emploie comme son corps de réserve.

pour le plus grand bien de l'Kglise entière. On connaît la vision dinnocent III *, dans laquelle saint François, au temps où il dcniandait l'apjirobation de sou ordre, lui fut montré soutenant l'église de Latran qui semblait menacer ruine. De même, dans l'oraison do rotîice de saint Ignace, l'Église fait (bre à tous ses prêtres : « 0 Dieu, qui par le bienheureux Ignace avez fortitié d'un nouveau renfort l'Église militante- » ; d'où l'on voit que le clergé régulier, quoique auxiliaire seulement dans la hiérarchie sacrée, lui présente néanmoins un secours ordinaire et constant que Dieu fournit à son Église, et qu'elle-même veut voir mettre à profit pour son plus grand avantage et celui de ses enfants.

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