‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 109 sur 154 · l"-^ Part. Cb · texte numérisé non relu

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ait été précédée d'un noviciat qui ne peut durer moins d'une année; plusieurs instituts ajoutent l'obligation d'une seconde année et quelquefois davantage. Il peut encore exister d'autres conditions nécessaires à la validité des vœux, suivant les constitutions des divers ordres ou congrégations.

IV. Le noviciat ne commence positivement pour un candidat qu'après son admission par le supérieur compétent, et même à partir seulement de son entrée réelle en probation.

Sa durée doit être d'une année pleine et entière, sans qu'on puisse l'abréger d'un jour ou de moins encore ; de sorte que les vœux seraient nuls, si on les prononçait avant l'année complètement révolue, même lorsqu'elle est bissextile. D'où l'on voit combien il faut être exact à noter le jour de l'entrée positive au noviciat. Il y a des instituts où la règle a établi que si par hasard les vœux se trouvaient nuls par ce défaut, ou par celui de l'âge, ils deviennent valides dans la première rénovation publique qui s'en fera par la suite.

La durée du noviciat doit être continue, de manière qu'il n'y ait pour le novice aucune interruption, du moins morale. Une maladie qui l'empêclierait de prendre part aux exercices propres du noviciat, et de même une courte absence pour cause légitime, ne nuirait point à la continuité suiïisante. Mais il y aurait interruption morale, si un novice avait été renvoyé ou qu'il eût quitté lui-même sa vocation : par consé-quent, en cas de rentrée il serait obligé de recommencer son noviciat en entier.

ARTICLE IV

DU DKSIR QUI PKIT VKMK A UN. RELIGIKUX DE l'\SSEU . A LN AUTRE INSTITUT.

I. Sur cette question considérée en général, voici la doctrine de saint Thomas *.

Il faut dire que ce n'est pas une chose louable de passer d'un institut à un autre, à moins qu'il n'y ait quelque nécessité ou une grande utilité : soit parce que ceux dont on se sépare en sont scandalisés, soit parce que, toutes choses égales d'ailleurs, on fait mieux dans un ordre où l'on s'est habitué à servir Dieu, qu'on ne fera dans un autre.

Néanmoins, il peut être louable de passer à un autre ordre pour l'une de ces trois raisons : la première serait l'amour et le désir que Dieu inspire d'ui institut plus parfait. Or, il faut remarquer que cette supériorité dans la perfection d'un institut sui* un autre doit se juger non d'après l'austérité seule des observances de la règle, mais principalement d'après la fin que l'ordre se propose, et secondairement d'après la sage proportion des moyens avec la lin de l'institut, comme il a été exposé plus haut -.

La seconde raison pourrait être la décadence de l'ordre où l'on se trouve. Si donc cet ordre venait à s'écarter delà perfection de son institut, il serait louable de passer même à un ordre moins strict où la rède est mieux observée.

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